Pablo Picasso Period of creation: 1943-1961 – 1951 Massacre en CorВe1
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Le groupe de gauche est composé de femmes, certaines portant des enfants. Leurs corps sont déformés, les traits du visage anguleux et expressifs, traduisant une profonde détresse et une vulnérabilité palpable. La palette de couleurs, dominée par des gris, des blancs et des verts pâles, renforce limpression de désolation et dimpuissance. Les enfants, représentés de manière simplifiée, semblent chercher protection auprès de leurs mères. Leur présence souligne linnocence bafouée et lavenir compromis.
Le groupe de droite, plus monolithique, est constitué de figures squelettiques, aux membres disproportionnés et aux visages cachés sous des masques ou des casques. Ces personnages, alignés comme des automates, portent des armes, notamment des lances et des tubes évoquant des instruments de torture ou d’extermination. La perspective est aplatie, accentuant laspect déshumanisé et menaçant de cette procession. Le fond, constitué dune étendue verdoyante interrompue par des structures architecturales fragmentées, semble offrir un décor irréel et angoissant.
Lensemble de la composition suggère une scène de violence et d’oppression. La juxtaposition des groupes – les victimes innocentes et les bourreaux anonymes – met en évidence une confrontation entre la fragilité humaine et la force destructrice. Labsence de couleurs vives et la simplification des formes contribuent à une atmosphère de terreur et de désespoir.
Au-delà de la description factuelle, lœuvre semble interroger la nature de la violence, la perte de lhumanité face à lhorreur, et la fragilité de la civilisation. Le langage visuel employé, empreint dune certaine brutalité, ne cherche pas à émouvoir par la compassion, mais plutôt à provoquer une réflexion sur les mécanismes de la souffrance et de la destruction. L’utilisation de formes géométriques et de perspectives déformées crée une tension visuelle, amplifiant l’impact émotionnel de la scène. En fin de compte, lartiste a créé un témoignage visuel puissant et troublant des conséquences de la barbarie.