Ivan Ivanovich Shishkin – uprooted stumps under the snow, the 1890 paper. charcoal, chalk 23, 8h31. 1
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La composition est centrée sur ces vestiges de la forêt, ces troncs évidés qui témoignent d’une action destructrice. Le traitement des textures est particulièrement intéressant : le fusain est employé pour souligner les aspérités du bois, les fissures, les racines apparentes, tandis que le craie, appliqué en touches légères, suggère la douceur de la neige et la pénombre ambiante. La neige n’est pas représentée comme un élément pur et immaculé, mais plutôt comme un voile qui recouvre et dissimule la blessure infligée au paysage.
Larrière-plan, traité de manière plus floue, laisse entrevoir des éléments indistincts, peut-être d’autres arbres ou des constructions humaines, accentuant ainsi le sentiment disolement et dabandon. Labsence de figures humaines est significative ; lattention est entièrement portée sur létat du paysage, sur la trace laissée par lintervention humaine.
Le dessin laisse donc transparaître plusieurs niveaux de lecture. Au-delà de la simple représentation dun paysage hivernal, il apparaît comme une allégorie de la perte, de la destruction et de la vulnérabilité de la nature. La déracination des arbres peut être interprétée comme une métaphore de la fragilité de l’existence, de la fin d’un cycle. La neige, quant à elle, pourrait symboliser à la fois loubli et la promesse dun renouveau, bien que dans le contexte de cette œuvre, le poids du passé et de la destruction semble prédominer. La facture du dessin, marquée par des gestes expressifs et une certaine imprécision, contribue à l’émotion brute et sincère qui se dégage de lensemble.