Ivan Ivanovich Shishkin – Flooding of rivers like seas 1890 49, 5h71, 5
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Lœuvre nous offre une scène nocturne, baignée dune lumière lunaire spectrale. Un vaste paysage sétend devant nous, dominé par une étendue deau, indistincte et inquiétante, qui semble engloutir la terre. Léchelle de cet espace liquide est impressionnante, suggérant une inondation massive, un événement démesuré qui a transformé le relief familier en un miroir sombre et changeant.
Au premier plan, une parcelle de terre, plus sèche, sert de point dancrage visuel. On distingue des arbres, des buissons, et une clôture rudimentaire, vestiges dune présence humaine, désormais menacés par lavancée des eaux. Un chemin sinueux, à moitié submergé, invite le regard vers lhorizon, mais sans promesse de répit. La composition est marquée par un contraste fort entre le ciel nuageux, illuminé par la lune, et la surface de leau, qui reflète cette lumière avec une intensité presque irréelle.
Labsence de figures humaines est particulièrement frappante. Cette absence ne renforce pas seulement lampleur du désastre, mais souligne également la fragilité et la vulnérabilité face aux forces naturelles. Le silence visuel est assourdissant, amplifié par le monochrome qui accentue latmosphère mélancolique et pesante.
Le traitement de la lumière est essentiel. Elle n’est pas chaleureuse ou réconfortante, mais plutôt froide et blafarde, contribuant à limpression dune catastrophe imminente ou déjà achevée. Lartiste semble vouloir témoigner dun moment de rupture, dune transgression des limites habituelles.
Au-delà de la simple représentation dune inondation, lœuvre évoque des thèmes plus profonds : la puissance destructrice de la nature, la petitesse de lhomme face à limmensité du monde, et peut-être même une réflexion sur la perte, le deuil, et la finitude. Le paysage, autrefois un symbole de stabilité et de fertilité, est ici transformé en un espace de désolation et de mystère. La lune, témoin silencieux, semble suspendue, impuissante, au-dessus de ce chaos liquide.