Uffizi – Correggio - Madonna adoring the Child
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
L’œuvre déploie une scène de dévotion intime dans une lumière douce et diffuse. Au premier plan, une figure féminine, drapée dans des étoffes aux tons chauds dorange et de rouge, sincline avec une tendresse palpable vers un enfant nu, allongé sur un tissu bleu sombre. Lenfant, dont le corps est baigné dans une lumière dorée, semble dormir paisiblement, son visage expressant une innocence sereine.
La figure maternelle, au regard baissé, joint ses mains en un geste de prière ou d’adoration. Son attitude suggère une profonde contemplation et un sentiment de respect mêlé à une affection maternelle. Les plis de son vêtement, soigneusement étudiés, créent un jeu de volumes et de textures qui accentuent le mouvement de son corps incliné.
L’arrière-plan est volontairement flou et sombre, ce qui accentue le caractère intime et concentré de la scène. On distingue néanmoins des éléments architecturaux, notamment un pilier cannelé, et une étendue de paysage lointain, baignée dune lumière blafarde, qui évoque un horizon montagneux et une atmosphère brumeuse. Ces éléments contribuent à la profondeur de l’espace pictural, tout en ramenant le regard sur les personnages principaux.
L’absence de détails superflus et la prédominance des couleurs chaudes confèrent à l’ensemble une impression de calme et de spiritualité. On perçoit un sous-texte de vulnérabilité et de protection, où la figure maternelle incarne la tendresse et la dévotion, et l’enfant, l’innocence et la fragilité. La composition, centrée sur cette relation intime, invite à la méditation sur le thème de la maternité, de la foi et de la contemplation divine. La lumière, soigneusement distribuée, semble illuminer non seulement les personnages, mais aussi l’essence même de leur dévotion.