Jean Alaux – Hugh Capet proclaimed king by the elders of the Realm in May of 987 ; Charlemagne crowns his son Louis the Pious Emperor in 813 [lower] *Château de Versailles
Château de Versailles(upper) – Jean Alaux -- Hugh Capet proclaimed king by the elders of the Realm in May of 987 ; Charlemagne crowns his son Louis the Pious Emperor in 813 [lower]
Lœuvre se présente comme une composition diptychique, divisée en deux scènes distinctes encadrées dans des ovales ornés dune riche dorure. Le cadre lui-même, avec ses volutes et ses motifs végétaux stylisés, confère à lensemble un aspect solennel et monumental, renforçant limportance des événements représentés. Dans la partie supérieure, on observe une scène de proclamation. Une foule, dense et animée, se presse autour dun homme en armure rouge, probablement Hugues Capet. Il se tient au premier plan, entouré de figures plus imposantes, vraisemblablement les anciens du royaume mentionnés dans la légende. Lexpression de ces derniers, mêlant gravité et approbation, suggère un moment décisif dans lhistoire de la France. La mise en scène, avec la présence dune architecture en arrière-plan – des murs massifs, peut-être une forteresse – ancre lévénement dans un contexte spatial précis et évoque lautorité et la stabilité. Latmosphère générale est celle dun renouveau, dune transmission de pouvoir à travers un rituel solennel. La partie inférieure dépeint une autre cérémonie, cette fois-ci un sacre impérial. Le décor est intérieur, celui dune salle richement décorée, avec des draperies somptueuses et des colonnes imposantes. Au centre, un homme âgé, identifiable comme Charlemagne, se penche pour couronner un jeune homme, Louis le Débonnaire. Lensemble de la scène est organisé autour dune hiérarchie spatiale : Charlemagne et Louis sont placés au centre, soulignés par leur position et leur importance visuelle. La présence de figures ecclésiastiques, reconnaissables à leurs robes et leurs insignes, confère à la scène une dimension sacrée et légitime le pouvoir impérial. La lumière, plus douce que dans la scène supérieure, contribue à créer une ambiance de faste et de grandeur. Au-delà des événements historiques représentés, la composition suggère une réflexion sur la continuité du pouvoir et la transmission du pouvoir. La juxtaposition des deux scènes, séparées par près de deux siècles, établit un parallèle entre la naissance de la royauté capétienne et le renouvellement de lempire carolingien. On perçoit une volonté de légitimer le pouvoir royal en le reliant à la tradition impériale, en soulignant limportance de la succession et des rites de couronnement dans lhistoire de France. Lœuvre, par son iconographie et sa mise en scène, se veut donc un témoignage visuel de la construction de lidentité nationale et de la légitimité du pouvoir royal.
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Jean Alaux -- Hugh Capet proclaimed king by the elders of the Realm in May of 987 ; Charlemagne crowns his son Louis the Pious Emperor in 813 [lower] — Château de Versailles (upper)
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Dans la partie supérieure, on observe une scène de proclamation. Une foule, dense et animée, se presse autour dun homme en armure rouge, probablement Hugues Capet. Il se tient au premier plan, entouré de figures plus imposantes, vraisemblablement les anciens du royaume mentionnés dans la légende. Lexpression de ces derniers, mêlant gravité et approbation, suggère un moment décisif dans lhistoire de la France. La mise en scène, avec la présence dune architecture en arrière-plan – des murs massifs, peut-être une forteresse – ancre lévénement dans un contexte spatial précis et évoque lautorité et la stabilité. Latmosphère générale est celle dun renouveau, dune transmission de pouvoir à travers un rituel solennel.
La partie inférieure dépeint une autre cérémonie, cette fois-ci un sacre impérial. Le décor est intérieur, celui dune salle richement décorée, avec des draperies somptueuses et des colonnes imposantes. Au centre, un homme âgé, identifiable comme Charlemagne, se penche pour couronner un jeune homme, Louis le Débonnaire. Lensemble de la scène est organisé autour dune hiérarchie spatiale : Charlemagne et Louis sont placés au centre, soulignés par leur position et leur importance visuelle. La présence de figures ecclésiastiques, reconnaissables à leurs robes et leurs insignes, confère à la scène une dimension sacrée et légitime le pouvoir impérial. La lumière, plus douce que dans la scène supérieure, contribue à créer une ambiance de faste et de grandeur.
Au-delà des événements historiques représentés, la composition suggère une réflexion sur la continuité du pouvoir et la transmission du pouvoir. La juxtaposition des deux scènes, séparées par près de deux siècles, établit un parallèle entre la naissance de la royauté capétienne et le renouvellement de lempire carolingien. On perçoit une volonté de légitimer le pouvoir royal en le reliant à la tradition impériale, en soulignant limportance de la succession et des rites de couronnement dans lhistoire de France. Lœuvre, par son iconographie et sa mise en scène, se veut donc un témoignage visuel de la construction de lidentité nationale et de la légitimité du pouvoir royal.