Résumé des « Voyages de Dumont d’Urville » par Anatoly Varshavsky
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Ce livre est un récit biographique de la vie du navigateur français Jules-César Sébastien Dumont d’Urville, publié en 1977. Il raconte l’histoire d’un homme dont les tours du monde ont enrichi la science européenne de nombreuses découvertes géographiques, et dont la découverte d’une statue antique est devenue la propriété du Louvre.
Les premières années et la Vénus de Milo
Jules-César naquit en 1790. Après la mort prématurée de son père, il fut élevé par sa mère et son oncle, l’abbé Croisel. Le jeune homme entra à l’école navale de Toulon. Suite à la défaite de la flotte franco-espagnole à Trafalgar, les navires français restèrent longtemps immobilisés au port. Dumont d’Urville consacra ce temps à l’étude des langues étrangères, de la botanique et de l’entomologie.
Le premier grand voyage de Dumont d’Urville eut lieu à bord du navire « La Chevrette », en mer Égée. Lors d’une escale sur l’île de Milos, un paysan local, Yorgos, montra aux Français une statue antique qu’il avait trouvée et qu’il conservait dans sa grange. Dumont d’Urville reconnut immédiatement la valeur de cette découverte. Le navire leva l’ancre et mit le cap sur Constantinople. Là, Dumont d’Urville fit son rapport à l’ambassadeur de France, le marquis de Rivière. Il chargea le secrétaire de l’ambassade, le vicomte Marcellus, d’acquérir la sculpture.
Alors que le navire français L’Estafette faisait route pour récupérer la statue, Verga, un représentant turc, arriva à Milos. Il commença à intimider les anciens et Yorgos pour s’emparer de la découverte. Le 23 mai 1820, L’Estafette entra dans le port de Milos. La statue était déjà en possession de Verga, mais après de tendues négociations impliquant des marins armés, les Français la récupérèrent. Ils remboursèrent au Turc la somme qu’il avait versée. Aujourd’hui, cette sculpture est connue dans le monde entier sous le nom de Vénus de Milo.
Corvette Expedition
Quelques années plus tard, Dumont d’Urville entreprit un tour du monde à bord de la corvette « Rakushka ». Cette expédition scientifique permit de recueillir une quantité considérable de données sur la répartition des températures des eaux de surface et profondes des océans. Les marins rapportèrent en France de riches collections de faune et de flore. Le célèbre biologiste Georges Cuvier fit une critique élogieuse des résultats scientifiques de ce voyage. Dumont d’Urville reçut une reconnaissance bien méritée dans les milieux scientifiques.
La recherche de La Pérouse
L’un des plus grands mystères de l’époque demeurait le sort du capitaine Jean-François de La Pérouse. Ses frégates, la Boussole et l’Astrolabe, avaient disparu sans laisser de traces plusieurs années auparavant. Dumont d’Urville fut chargé de mener une expédition de sauvetage à bord de la Rakushka, rebaptisée Astrolabe.
Entre-temps, le capitaine anglais Peter Dillon, à bord du navire St. Patrick, découvrit par hasard des traces de l’expédition disparue. Sur l’île de Tikopia, il rencontra Martin Buchert et le marin Chulia, qui se révéla être en possession d’une poignée d’épée française en argent. Les insulaires expliquèrent à Dillon qu’ils avaient échangé ces objets avec les habitants de l’île voisine de Vanikoro. Les anciens du village se souvenaient comment deux grands navires avaient fait naufrage sur des récifs coralliens lors d’une violente tempête.
Dumont d’Urville pointa son astrolabe vers Vanikoro. Longtemps, les habitants hésitèrent à révéler l’emplacement exact de l’épave. Grâce à la bienveillance de l’équipage français et à quelques présents, l’un des chefs embarqua et indiqua un passage entre les récifs. Les marins français examinèrent le fond marin et y découvrirent des canons, des boulets et des plaques de plomb. Il n’y avait plus de doute : les navires de La Pérouse avaient sombré ici. Le 14 mars 1828, une salve de fusils et de coups de canon rompit le silence : les marins saluaient le monument de bois qu’ils avaient érigé sur le rivage de Vanikoro.
Entre-temps, Peter Dillon arriva à Paris. Le gouvernement britannique remit à la France les reliques qu’il avait découvertes. Barthélemy de Lesseps, consul général à Lisbonne et seul survivant de l’expédition de La Pérouse, fut invité à authentifier les objets. Il confirma leur authenticité.
Explorer l’Océanie
Au cours de ses voyages, Dumont d’Urville explora minutieusement l’océan Pacifique. Il rapporta soixante-cinq cartes en France. Le navigateur collecta de nombreux dessins représentant les établissements, les vêtements, les ustensiles et les armes des populations autochtones. À partir de ces données, il proposa de diviser cette vaste étendue d’eau en quatre grandes régions selon des critères ethnographiques : la Polynésie, la Micronésie, la Mélanésie et la Malaisie. Cette classification est aujourd’hui un principe fondamental de la géographie. L’expédition couvrit plus de quarante-six mille kilomètres et permit de localiser de nombreuses îles des archipels des Tonga et des Fidji.
Le chemin vers l’Antarctique
En 1837, une nouvelle expédition débuta à bord des navires Astrolabe et Zélée. Dumont d’Urville fut reçu en audience par le roi Louis-Philippe, après quoi les navires mirent le cap au sud. Le capitaine reçut un message d’adieu du célèbre navigateur russe I. F. Kruzenshtern.
Les deux navires français étaient des cargos ordinaires, convertis pour les voyages au long cours. Leur tonnage était d’environ 380 tonnes. Le voyage se déroula dans des conditions difficiles. Les navires se retrouvèrent souvent pris dans les glaces. Cherchant à gagner le sud, les marins souffrirent du scorbut et d’un froid intense. Les Français étaient en concurrence avec les expéditions anglaises de James Ross et les navires américains de Charles Wilkes.
Fin 1839, les navires arrivèrent au port de Hobart Town, en Tasmanie. Les bâtiments nécessitaient des réparations et les marins, épuisés, avaient besoin de repos. La course à la découverte du continent austral battait son plein et Dumont d’Urville était impatient de prendre l’avantage sur ses concurrents. Les réparations furent effectuées à la hâte et, le 2 janvier 1840, l’expédition reprit la mer.
Le 18 janvier 1840, les marins aperçurent d’imposantes falaises de glace et débarquèrent. Les Français hissèrent leur pavillon sur cette nouvelle terre. Dumont d’Urville baptisa le territoire découvert Terre Adélie, en l’honneur de son épouse. Peu après, les navires quittèrent le continent pris dans les glaces et mirent le cap au nord.
Retour et mort
À l’automne 1840, les corvettes, endommagées par les intempéries, jetèrent l’ancre dans la rade intérieure de Toulon. Le voyage dura trente-huit mois. Dumont d’Urville fut promu contre-amiral. La Société géographique française lui décerna une médaille d’or en reconnaissance de ses découvertes. Le capitaine entreprit alors la rédaction minutieuse d’un récit en plusieurs volumes de son expédition au pôle Sud.
La vie du célèbre navigateur s’acheva tragiquement. Le 8 mai 1842, l’amiral, accompagné de sa femme et de son fils, se rendit à une réception à Versailles. La fête fut un franc succès, attirant une foule nombreuse. Sur le chemin du retour, un terrible accident de train se produisit. Des dizaines de passagers périrent dans l’incendie. Dumont d’Urville et sa famille périrent également dans la collision. L’homme qui avait fait trois fois le tour du monde, indemne, bravant tempêtes et ouragans, fut inhumé à Paris, au cimetière du Montparnasse.
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