"Nikolai Krymov" de Valentina Bialik, résumé
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L’ouvrage de Valentina Bialik, paru en 2001, retrace le parcours créatif de l’artiste russe Nikolaï Krymov. Son principal apport réside dans l’analyse de la transition de l’artiste, de sa fascination initiale pour le symbolisme au réalisme, et dans l’élaboration de sa propre théorie rigoureuse du ton.
Petite enfance et famille
Nikolaï Krymov naquit dans une famille nombreuse, fils d’un professeur de dessin moscovite. Son père, Piotr Alexeïevitch, était diplômé de l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou, où il avait étudié auprès du professeur Sergueï Zaryanko. Piotr Alexeïevitch devint portraitiste professionnel. Il peignit souvent les portraits de ses douze enfants, leur transmettant ainsi sa passion pour l’art. Sa mère, Maria Iegorovna, femme de caractère, cultivait un esprit créatif au sein du foyer. Lorsque leurs fils Vassili et Alexeï entrèrent à l’école, la famille organisait des soirées musicales et mettait en scène des tableaux vivants.
Études et premiers succès
Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, le jeune homme entra à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou. Il choisit d’abord la section architecture, mais se tourna rapidement vers la peinture. Parmi ses professeurs figuraient des maîtres renommés tels que Nikolaï Kasatkine, Léonid Pasternak et Valentin Serov. Serov confiait à ses élèves des tâches exigeantes, ce qui les rendait méfiants mais développait leurs compétences professionnelles.
Étudiant, Krymov commença à participer à des expositions. En 1905, il présenta ses œuvres à une exposition de l’Association des artistes de Moscou, aux côtés de Pavel Kouznetsov, Nikolaï Sapounov et Alexandre Matveïev. Lors des expositions, ses tableaux étaient souvent présentés avec ceux de Martiros Sarian, et les critiques remarquèrent la similitude paradoxale de leur recherche de luminosité (éclat et intensité des couleurs). En 1906, son tableau « Toits sous la neige » fut acquis par Apollinaire Vasnetsov, et rejoignit par la suite la collection de la galerie Tretiakov.
Symbolisme et composition classique
Le jeune artiste fréquentait les membres du groupe « La Rose bleue ». Il participa à la conception de la revue « La Toison d’or » et se lia d’amitié avec Nikolaï Sapounov et Gueorgui Yakulov. En 1911, Krymov sortit diplômé de l’école et devint un artiste reconnu. À l’Exposition internationale de Rome, ses toiles côtoyaient celles d’Alexandre Benois, de Kouzma Petrov-Vodkine et d’Igor Grabar. Le célèbre critique Yakov Tugendhold qualifia ces artistes de « poètes discrets ».
Dans les années 1910, l’artiste se passionna pour l’art du XVIIe siècle. Il étudia les compositions idéales des maîtres français Claude Lorrain et Nicolas Poussin, avec leurs trois plans (divisions claires de l’espace en premier plan, plan intermédiaire et arrière-plan) et l’alternance de zones éclairées et ombrées. Les longues ombres et le traitement appliqué du feuillage (évoquant une silhouette plane) conféraient à ses peintures une dimension classique et théâtrale.
Travailler au théâtre
Outre la peinture, l’artiste s’adonna au théâtre et à la scénographie. Avec Sapunov et Yakulov, il créa des décors pour diverses productions. Krymov peignit notamment la «Taverne russe», où l’acteur Ivan Moskvin interprétait un serveur et servait du champagne dans des théières. Cet épisode marqua le début d’une amitié profonde et durable.
Plus tard, l’artiste a conçu des productions pour le Théâtre d’Art de Moscou. Il a créé les décors des pièces d’Alexandre Ostrovski « Cœur ardent » et « Talents et admirateurs ». La scène de théâtre est devenue son havre de paix, où la vie des personnages se déroulait naturellement sur fond de ses décors reconnaissables entre tous.
La créativité mature et la théorie du ton
Le chercheur Bialik divise l’œuvre de l’artiste en deux catégories : les paysages « calmes », d’une grande pureté, et les toiles « bruyantes », mettant en scène des personnages. Le tableau « New Inn » est l’une des œuvres les plus expressives de l’artiste, traduisant les sons par le mouvement dynamique des figures. Dans « Yellow Barn », la saturation des couleurs est déterminée par une harmonie de tons chauds du soir. Dans « Summer Day », cinq baigneurs, sur une berge verdoyante, se fondent dans la nature, leurs corps rose doré contrastant avec l’herbe claire. « Gray Day », de 1923, dépeint une scène modeste du quotidien qui évoque directement la poésie d’Alexandre Blok.
Ses toiles hivernales forment un récit cohérent. L’hiver est une saison de jours courts et de longues soirées. L’hiver est un répit invisible pour la nature. L’hiver est un temps de fête, mais aussi un temps de labeur incessant.
Dans les années 1930, l’artiste développa sa théorie du ton. Il affirmait que le ton en peinture était plus important que la couleur. Interrogé sur ses priorités, il répondit : «Quelle jambe est la plus nécessaire à un homme, la droite ou la gauche?» Il considérait Isaac Levitan, qui rendait compte de l’atmosphère générale de la nature et saisissait des instants de la vie quotidienne, comme son principal mentor.
Pédagogie et années ultérieures
Krymov devint un professeur sévère. Lorsqu’il commença à enseigner aux élèves de quatrième année, il examina leurs travaux et déclara : «Vous ne savez pas écrire. Il faut tout recommencer.» Il leur fit construire un petit paravent en contreplaqué, de 80 centimètres de haut, composé de panneaux de 15 centimètres de large. Il peignit les panneaux de différentes couleurs et les illumina de divers côtés, tantôt à la lumière du jour, tantôt à la lumière électrique. Les élèves, parmi lesquels se trouvait Youri Kougatcha, furent surpris de constater que le blanc de la peinture sous la lampe avait la même teinte que le jaune visible par la fenêtre.
L’artiste vivait au rythme de la nature. Il devinait le temps qu’il faisait en observant le comportement des mouches et la direction du vent. Il peignait ses tableaux le matin, après avoir réalisé de nombreux croquis au crayon sur des bouts de papier. Ses voyages sur la Volga avec Feodor Chaliapine et un séjour en Crimée ne furent que de brefs épisodes de sa vie. La région de Riazan, Polenovo, Zvenigorod et la paisible Taroussa devinrent son foyer créatif.
Nikolaï Krymov a vécu une longue vie. Il a traversé trois guerres et trois révolutions, et a toujours fait preuve d’une grande résilience. En 1942, il a été nommé Artiste émérite de la RSFSR. En 1954, il a reçu l’Ordre du Drapeau rouge du Travail et, en 1956, il est devenu Artiste du peuple de la RSFSR.
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