"Andrei Rublev", d’Andrei Mikhalkov-Konchalovsky, un résumé
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Le scénario d’Andreï Roublev a été écrit par Andreï Mikhalkov-Konchalovsky et Andreï Tarkovski entre 1961 et 1964 et publié dans la revue Iskusstvo Kino (Art du cinéma) en 1964. L’action se déroule entre 1400 et 1424 et est structurée comme une série de courts récits indépendants liés par la figure du peintre d’icônes Andreï Roublev, moine, artiste et témoin d’une période des plus difficiles de l’histoire russe.
À partir de ce scénario, Tarkovski réalisa en 1966 un film du même nom, qui remporta le prix FIPRESCI au Festival de Cannes de 1969 et fut présenté hors compétition. En URSS, le film fut longtemps censuré, accusé d’être «sombre» et «antipatriotique».
Départ du monastère de la Trinité
Durant l’été 1400, trois moines et iconographes – Kirill, trente ans, Daniil Cherny, quarante ans, et Andrei, vingt-trois ans – quittent le monastère de la Trinité pour Moscou. Un acolyte leur crie qu’il n’y a plus personne à la Trinité pour peindre des icônes, mais Kirill lui répond sèchement. Les moines partent sous une pluie battante, regrettant les dix années passées au monastère.
Cherchant refuge dans une dépendance du village pour échapper à un orage, ils découvrent un bouffon qui danse devant des paysans ivres, se moquant d’un boyard à la barbe rasée. La scène est interrompue par l’arrivée de guerriers ; l’un d’eux saisit silencieusement le bouffon par la peau du cou et le jette contre le mur, puis le traîne dans la boue. À ce moment, Kirill apparaît d’un air suspect à l’extérieur, près des cavaliers. Andrei se contente de dire : « Ils ont tué le bouffon pour rien. »
Théophane le Grec
Durant l’hiver 1401, les moines arrivent à Moscou. Après bien des efforts, ils parviennent à entrer dans la cathédrale où travaille Théophane le Grec, un vieillard maigre et débraillé, au nez aquilin et à la dent unique. André se tient devant l’icône du Sauveur et, stupéfait, analyse mentalement tout le processus de sa création, strate après strate : de la toile vierge aux profondes brèches de lumière qui marquent le visage « comme des cicatrices ».
Théophane regarde les peintres d’icônes avec condescendance, annonce sa mort prochaine et raconte comment, un jour, il a abandonné une œuvre inachevée – il en avait assez. Il préparait du chou mariné avec l’icône inachevée. Après leur rencontre dans la forêt, André dit à Kirill : «Je peux faire mieux. Mieux que Théophane le Grec.» Kirill qualifie cela de péché d’orgueil.
Chasse
Durant l’été 1403, André erre sur un chemin forestier avec son élève Thomas, un grand garçon de quinze ans, maigre et menteur, qui a endommagé une icône ancienne en la repeignant sans autorisation. Le maître le réprimande, et Thomas lui répond sèchement. Dans les fougères près d’un étang, ils s’arrêtent : plusieurs couples de cygnes flottent sur l’eau. Le chef tourne nerveusement autour de l’étang jusqu’à ce que le groupe prenne son envol – et s’écrase aussitôt, abattu par des flèches de chasse.
Des cavaliers surgissent de la forêt, des chiens aboient à tout rompre : un jeune prince chasse sur les terres d’autrui. Un à un, les oiseaux blancs tombent à l’eau, les ailes brisées. Quand le bruit s’apaise, des flocons flottent lentement à la surface du lac.
Le Jugement dernier et la crise
En 1405, André reçut la commande de peindre la cathédrale de la Dormition à Vladimir. Longtemps, il hésita à réaliser une fresque du Jugement dernier : il ne voulait pas effrayer les gens. Mais en observant la vie autour de lui – le travail, les visages, les plis des vêtements des gens ordinaires assis à table – l’idée lui vint soudain. Il ramassa un morceau de charbon, contempla le mur blanchi à la chaux et prit sa décision.
raid tatar
À l’automne 1408, le jeune prince mena les Tatars aux portes de Vladimir pour reprendre la ville à son frère aîné. Les envahisseurs incendièrent, massacrèrent, arrachèrent les icônes de leurs cadres et traînèrent le sacristain Patrikei sur la queue d’un cheval, à travers les dalles de pierre de la cathédrale. André, se retrouvant dans la cathédrale de la Dormition pillée, tua un guerrier tatar en défendant une jeune fille naïve. Pour un moine, c’était l’impossible : verser le sang d’un être humain, même celui d’un scélérat.
Dans les ruines de la cathédrale, au milieu des cadavres et sous la neige qui tombe lentement, André a une vision : Théophane le Grec, déjà mort. André lui annonce qu’il ne touchera plus jamais à un pinceau : son iconostase a été incendiée par ceux-là mêmes pour qui il travaillait. «Je ne peindrai plus jamais.» Théophane proteste : c’est mal, c’est un péché. Mais André reste inflexible ; il fait vœu de silence et se replie sur lui-même.
Borisna et la cloche
Entre 1419 et 1423, le silencieux Andreï observe le jeune Boriska à l’œuvre. Le jeune maître entreprend de fondre une cloche pour le prince, prétendant que son père lui a transmis le secret de la fonte avant de mourir. En réalité, Boriska ne connaît aucun secret : il travaille au toucher, au péril de sa vie à chaque décision. Autour de lui, le chantier fait rage : une immense fosse, des moules, de l’argile, des disputes interminables avec les artisans.
Lorsque la cloche sonne enfin et résonne dans la campagne, Boriska s’effondre en sanglots : son père ne lui avait rien dit, il n’y avait pas de secret, il avait tout inventé et avait eu peur à chaque instant. Bouleversé par cette confession, Andrei rompt un silence de plusieurs années. Le courage d’un autre – le courage d’un garçon qui a tout créé à partir de rien – lui redonne foi en l’humanité et en son travail.
Après un récit en noir et blanc, le scénario s’achève sur des plans en couleur des icônes d’Andreï Roublev, vivantes et rayonnantes. Les tableaux, ayant survécu à la destruction causée par le feu et la haine, demeurent sur leurs supports.
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