"DMB" d’Ivan Okhlobystin, un résumé
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La nouvelle absurde « DMB », écrite par Ivan Okhlobystin peu avant la sortie du film en 2000, saisit l’esprit grotesque de la vie militaire à la fin des années 1990. L’œuvre est écrite dans un langage saisissant ; les dialogues des personnages sont presque instantanément devenus des références populaires et des aphorismes marquants.
Le réalisateur Roman Kachanov a signé une adaptation cinématographique remarquable de ce roman. Le film, du même nom, a rapidement acquis un statut culte et son adaptation littéraire a remporté le prix du meilleur scénario (Aries d’or), le prix de la Guilde des critiques de cinéma au festival Kinotavr, ainsi qu’un prix spécial de la Fédération internationale de la presse cinématographique (FIPRESCI).
Centre de recrutement et nouvelles recrues
L’intrigue débute dans un lieu de rassemblement militaire, avec la description de divers conscrits cherchant à tout prix à éviter le service militaire. Le commissaire militaire observe la scène avec une sérénité imperturbable, prononçant régulièrement des paroles d’une sagesse paradoxale. Le protagoniste, Gena Bobkov, s’engage volontairement dans l’armée. Son mobile : une dette colossale envers les frères Ulugbek et Maksud Aliyev, dont il a imprudemment dilapidé les économies au casino.
À l’intérieur du poste de contrôle, Gena rencontre deux autres personnes souffrant des mêmes maux. Le premier est Vladik, un étudiant renvoyé de l’institut, et le second, Anatoly Pestemeyev, un mécanicien d’usine à l’air sévère. L’enseigne Nikolai Kazakov, souffrant d’une terrible gueule de bois, est chargé de superviser l’affectation des nouvelles recrues à l’unité.
Avant leur départ, les garçons s’arrêtent dans un restaurant où Vladik tente de charmer une proctologue, Anatoly engloutit une énorme portion de salade Olivier, et le commandant, ivre mort, devient tapageur. Une patrouille militaire arrête Kazakov, mais les conscrits achètent sa libération avec deux verres de vodka. D’après les documents joints, le trio est envoyé servir dans les forces de missiles sur le bateau fluvial « Richard Sorge ». Pour garder leur moral, les garçons adoptent des surnoms accrocheurs : Gena devient « Balle », Vladik « Baïonnette » et Anatoly « Bombe ».
Aventures en bateau fluvial
Parvenus à la cabine, les camarades ligotent l’enseigne qui ronfle avec des draps et partent inspecter le navire. Sur le pont, ils rencontrent le baron gitan Léopold le Magnifique, que sa famille emmène de force à un mariage. Bullet propose au baron une partie de cartes en échange d’un vœu. Les héros demandent à Léopold de chanter, après quoi il offre un spectacle somptueux avec un corps de ballet gitan.
La joyeuse festivité est soudainement interrompue par l’apparition de la fiancée enceinte de Léopold. Sirena Vladimirovna brandit menaçante une matraque électrique. La situation dégénère encore lorsqu’un enseigne, Kazakov, s’est échappé et court à travers le restaurant en hurlant, agrippé au volant arraché et à la cloche. Sirena le maîtrise avec une décharge électrique.
Profitant du chaos qui s’ensuit, les conscrits, accompagnés du baron terrifié, prennent la fuite à bord d’une embarcation. Léopold se réjouit d’abord de sa liberté retrouvée, mais le chant mélancolique de sa fiancée, restée sur le pont, le bouleverse. Submergé par l’émotion, le baron ordonne de faire demi-tour.
Arrivée à l’unité et bizutage
Le matin, Kazakov, visiblement lucide, emmène les garçons à une unité militaire entourée d’une longue clôture en béton, près de la ville X. Les héros se lavent dans un bain froid avec du savon à lessive, reçoivent leurs uniformes et, en vain, se piquent les doigts avec des aiguilles en essayant de coudre des cols blancs. L’enseigne leur montre fièrement un lance-missiles intercontinental, qui ressemble étrangement à un vieux transformateur électrique. Le déjeuner au réfectoire horrifie Bullet et Shtik, mais Bomb, affamé, dévore le porridge avec un appétit vorace.
En chemin vers la cafétéria, les camarades libèrent par inadvertance une lourde bobine de câble qui dévale la pente, provoquant un grondement sourd au loin. À la caserne, les « dukhi » (les bleus), surnom donné aux nouvelles recrues, s’affrontent avec les vétérans démobilisés, menés par le sergent-chef Lavrov. Refusant de laver les bandages sales des autres soldats, les camarades sont roués de coups et envoyés à l’infirmerie du commandant Shkatov pour y être soignés.
La nuit, les soldats démobilisés, d’une sévérité implacable, obligent les démoralisés à jouer à la «locomotive de la démobilisation». Une bombe secoue violemment le lit de Lavrov, le faisant tomber à terre. Il se casse la jambe et est gravement brûlé par une bouilloire enflammée. Se retrouvant dans un lit d’hôpital voisin, Lavrov éprouve soudain un véritable respect pour les soldats. Désireux de prolonger son séjour à l’hôpital, le sergent rusé force un soldat toungouse atteint de varicelle à lui cracher au visage.
Conflit avec les créanciers
Quelques jours plus tard, Lavrov, affamé, ordonne à Bomba d’aller chercher de l’alcool hors de l’enceinte de l’unité. Pour se camoufler aux yeux des patrouilles vigilantes, Bomba s’enduit généreusement de déchets alimentaires nauséabonds. Près du magasin, il croise par hasard les frères Aliyev, qui recherchent activement Gena Bobkov. Anatoly leur prend une liasse de billets en échange des informations dont il a besoin, achète tranquillement de la vodka et des éclairs, puis rentre.
Apprenant l’arrivée de créanciers furieux, Pulya est contraint d’avouer ses dettes de jeu à ses camarades. Le sergent Lavrov décide de s’emparer du reste des richesses des Caucasiens. Il fait appel à son jeune frère, à son parrain Galaguru, au boulanger Farukh, au caractère agressif, et à l’intendant toxicomane Gera Liberman.
Un commando de l’armée parvient à une brèche dans la clôture, roue de coups les Aliyev et s’empare habilement de leur argent et de leurs armes. Sur le chemin du retour, les soldats, satisfaits, réussissent de justesse à se cacher sous un camion pour échapper au brutal commandant de l’unité, le major-général Talalaev.
Quarantaine dans une ferme porcine
Les vétérans dilapident rapidement l’argent de leurs trophées en alcool. L’intendant, Lieberman, commence à voir des soucoupes volantes vertes dans le ciel à cause de sa toxicomanie, après quoi l’officier de service l’exile à la ferme annexe. Bullet, Shtik et Bomb y sont également envoyés pour effectuer une quarantaine obligatoire avant leur prestation de serment. Leur lieu de détention temporaire se situe entre le champ de tir de l’armée et le vieux cimetière de la ville.
Shtik, s’ennuyant ferme, escalade la clôture du cimetière où il se lie rapidement d’amitié avec de jeunes veuves éplorées et s’adonne à des ébats amoureux directement sur les cryptes de marbre. Pendant ce temps, Bomba tente en vain de fabriquer des pièges en bois pour capturer les gros chiens du cimetière. Le soir même, Lieberman raconte aux esprits une histoire terrifiante à propos du Dembel Noir, dont la tête fut tranchée à la hache par un enseigne traître à cause de son amour pour l’infirmière Olesya.
Tôt un samedi matin, les soldats de la section de ravitaillement teignent à la hâte des bardanes en vert et amènent un porcelet bien dodu au stand de tir. L’animal est destiné au sport cruel du général Talalaev, qui prend plaisir à abattre des cochons à la mitrailleuse légère. Pendant que ses camarades dorment profondément, Bomba, fou de faim, fait rôtir en cachette le porcelet sur un feu et le mange.
Pour éviter l’inévitable exécution pour destruction de biens, Lieberman ordonne à Bomba de ramper dans les fourrés denses et d’imiter de façon convaincante un grognement. Au coucher du soleil, Talalaev arrive, accompagné d’un général de l’armée de l’air et d’un contre-amiral de la flotte. Les supérieurs boivent de la vodka avec enthousiasme, après quoi l’adjudant remet solennellement au commandant une mitrailleuse Degtyarev.
Pestemeyev rampe à quatre pattes à travers la large vallée en grognant bruyamment, tandis que le général ivre déchaîne un déluge de feu sur les buissons bruissants. Le soldat parvient à esquiver les balles avec une dextérité incroyable, ce qui laisse le tireur véritablement stupéfait par la résistance supposée de ce porc. Pendant ce temps, Shtik, l’amoureux, se livre à une orgie géante avec plusieurs veuves près des pierres tombales.
Le récit s’achève brusquement sur le monologue philosophique de Puli concernant les ressources insoupçonnées du corps durant le service militaire et la résilience hors du commun du soldat russe. Les discussions pompeuses cèdent ensuite la place à une scène surréaliste : d’anciens conscrits profitent d’une vie de luxe à la roulette dans un casino huppé de Monte-Carlo.
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