Jean-Léon Gérôme – COLOSSI OF MEMNON
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NOUS AVIONS VÉCU EN ÉGYPTE
1
Les jardins dinscriptions brillent,
Dazur, de cinabre, docre.
Ils ne changent guère la conscience.
Voici un esclave qui regarde un poisson mort.
Eh bien, quest-ce quun esclave, sinon un homme?
Il y a une foule de corps près de la pyramide.
Et quel est ce liquide dans ce vase?
Vous êtes tout trempé par la chaleur.
Le pouvoir des nobles est presque infini.
Et les revenus colossaux
Donnent lillusion de la liberté.
A-t-il peur de la gueule du crocodile?
Les prêtres gardent tous les secrets,
Des non initiés... ou alors, cest mal.
Cependant, avec un sentiment démerveillement,
Le poète vit.
2
Des esclaves maigres tirent des blocs,
Ils construisent avec acharnement les pyramides –
Dans leurs propres mains, dans le destin qui leur est propre,
On ne voit pas les aspects solaires.
Le Nil fertile coule toujours.
Le crocodile est devenu une divinité cruelle.
Bien sûr, on ne peut pas traverser le labyrinthe,
Un homme ordinaire, solitaire.
Il y a lharmonie des grandes villes,
Des vignobles, promettant du vin.
Au bout de ces années qui passent vite,
Nous découvrirons enfin le secret de la vie.
3
De la pierre, des sculptures.
Elles ne sont que repos, elles nont pas daudace.
Le panthéon est grand et puissant –
Et il est nécessaire à lÉtat.
Les chars vont senvoler pour tourmenter
Les ennemis encore une fois.
4
Un surveillant fouette un juif.
De loignon avec du pain, de la bière au déjeuner.
Pour nous, lidée est essentielle.
Les détails se combineront en intrigue.
Et les pierres révèlent leur force,
Si lesprit est obstiné comme une flèche,
Qui trouvera son but, sa perspective,
En faisant des choses injustes.
5
Il ny a rien de plus doux que le raisin,
Et il ny a pas de fleurs plus belles que les levkoï.
Lécrivain ne sort pas de ses quartiers,
Il ne détourne pas longtemps son regard du parchemin.
Leau du vin est plus transparente. Les lois
Du destin sont inconnues. Les pharaons sont immortels.
Les dynasties défilent comme des vagues.
Et la vie est une captive dune volonté inconnue.
6
Nous avons maintenant un nombre infini de fous –
Un vagabond passe, marmonnant à voix basse.
Nous savons que la mort est un don de métamorphose.
Et la vie est faite de jours passés.
Mais le delta du Nil promet un paradis
Terrestre, si le sol est fertile.
Au fil des années et des siècles, nous avons compris que
Toute croyance mènera au bout...
Celui qui momifie habilement les corps,
Connaît la force du sel et des solutions.
Les marchands sont riches – affaires louches!
Et les inscriptions sont pour les regards non avertis.
Comme une égratignure de sable... Dans le désert, la lumière est vive,
Et Osiris lui-même regarde les actes des hommes, -
Ainsi pense le pharaon dans lespace des années,
Quelle obscurité absorbe tout.
7
Le nombre déterminera le destin.
Larbre reconnaîtra la sculpture.
La barque reconnaîtra la douceur de leau –
Tout se produit à son heure.
Le juge terrestre est sévère et strict.
Mais cest un dieu qui regarde les pesées.
Le Sphinx est impassible. Et il est difficile
De connaître tous les nombres –
Et den déchiffrer le rythme.
Si la nuit arrive, alors il faut dormir.
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Le ciel, d’un orange pâle, semble fondre dans l’horizon, créant une atmosphère brumeuse et vaporeuse. Cette couleur chaude envahit également les rochers et les statues, unifiant la composition et soulignant laspect aride et implacable du désert. Le traitement pictural est marqué par des touches larges et horizontales, renforçant l’impression d’immensité.
Au premier plan, un groupe de chameaux et de voyageurs, représentés de manière plus petite et plus floue, offre une échelle humaine à l’ensemble. Ils semblent figés dans lobservation de ces géants de pierre, presque submergés par leur grandeur. Labsence de détails chez ces figures accentue leur fonction de témoins silencieux, d’humains face à lhistoire.
Lœuvre évoque une méditation sur le temps et la fragilité de l’existence humaine face à l’éternité des monuments. On perçoit une mélancolie subtile, une conscience de la décrépitude inéluctable, même pour les œuvres les plus grandioses. Le désert lui-même, dans sa beauté austère, devient un symbole de limmensité du temps qui passe et de la disparition progressive des traces de lhomme. La scène semble être un instant suspendu, une rencontre entre le passé grandiose et un présent contemplatif, où la contemplation silencieuse est privilégiée. La composition suggère une certaine distance, tant géographique que temporelle, invitant le spectateur à une réflexion sur le poids de l’histoire et la nature éphémère de la condition humaine.