Part 5 Louvre – Bernat Martorell -- Flagellation of Saint George
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
COMMENTAIRES: 1 Ответы
MARTORELL Bernat [Actif à Barcelone, connu à partir de 1427-1452 – La Flagellation de saint Georges c1435 – Louvre RF 1572 – Don de la Société des Amis du Louvre, 1904 – Département des Peintures
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
L’œuvre nous présente une scène de flagellation, dominée par une verticalité prononcée, accentuée par le format allongé de la composition. Au premier plan, le corps dun homme, visiblement supplicié, est au centre de lattention. Sa posture, contrainte et désarticulée, souligne la violence de la scène. Plusieurs personnages, à l’allure déterminée et masquée, s’attachent à lui avec des instruments de torture. Leurs expressions, difficiles à discerner sous les masques, suggèrent une froideur implacable, voire une indifférence macabre.
Derrière, un groupe plus important de figures est rassemblé. On distingue des soldats, identifiables à leurs armures et leurs lances, ainsi que des individus revêtus de costumes plus élaborés, peut-être des notables ou des spectateurs. Labsence de détails individuels dans leurs visages renforce limpression dune foule anonyme, réduite à un simple témoin de la souffrance. Un personnage en particulier, portant un manteau rose et une couronne, se détache légèrement du groupe, semblant observer la scène avec une certaine distance.
Le décor, minimaliste et stylisé, se réduit à un arrière-plan doré et fragmenté. Des motifs végétaux stylisés, peints en vert, soulignent le caractère artificiel de lenvironnement. Un drapeau rouge, situé au sommet de la composition, attire le regard et ajoute une dimension symbolique à lensemble.
Lœuvre semble interroger la nature de la souffrance et la complexité des rapports de pouvoir. La flagellation, acte de violence physique, peut être interprétée comme une métaphore de la persécution et de loppression. Le masque, quant à lui, symbolise lanonymat et la dissimulation, suggérant que la violence peut être commise au nom de forces obscures. La présence du spectateur, à la fois témoin et complice, soulève des questions sur la responsabilité individuelle et collective face à la souffrance d’autrui.
En somme, l’image, bien que narrative, dépasse le simple récit historique. Elle explore des thèmes universels tels que la violence, l’oppression, la culpabilité et la rédemption, invitant le spectateur à une réflexion profonde sur la condition humaine. Le traitement stylistique, avec ses figures rigides et ses couleurs vives, confère à l’œuvre une intensité particulière, accentuant limpact émotionnel de la scène.