Evaristo Baschenis – Kitchen Still Life
Emplacement: Pinacoteca di Brera, Milano.
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Le tableau dépeint une scène de nature morte, centrée autour dune abondance de gibier et de pain. Larrière-plan sombre et uniforme, presque monochrome, renforce leffet de concentration sur le premier plan. On distingue, sur une table en bois sombre, une multitude de volatiles : des oiseaux de chasse, notamment des perdrix et des faisans, disposés de manière apparemment aléatoire, mais révélant un certain ordre visuel. Certains sont présentés entiers, dautres en morceaux, suggérant un processus de préparation culinaire.
Au-dessus de cette profusion de gibier, un plateau présente un assortiment de pains, des baguettes croustillantes et des petits pains ronds, témoignant d’une abondance de ressources. Un récipient, peut-être en terre cuite, contient également des aliments, peut-être des herbes ou des épices, ajoutant une dimension aromatique à la scène. Une carafe, ou un pichet, se dresse à côté, suggérant la présence de liquide, probablement du vin, complétant ainsi latmosphère de générosité et dopulence.
L’ensemble est éclairé dune lumière dramatique, presque théâtrale, qui met en valeur les textures et les couleurs des aliments. Les plumes du gibier, la croûte dorée du pain, la brillance du récipient sont rendus avec une grande précision. Cette lumière, cependant, est sombre et presque crue, ce qui confère à la scène une certaine froideur.
L’impression générale est celle d’une abondance maîtrisée, presque solennelle. On peut y voir une allusion à la vanité des choses matérielles, un thème récurrent dans les natures mortes du genre. Larrangement soigneux des éléments, malgré leur apparente dispersion, laisse entrevoir une réflexion sur la fugacité du temps et la nécessité de savourer les plaisirs simples de la vie. Labsence de figures humaines renforce le caractère contemplatif de la scène, invitant le spectateur à une méditation sur la richesse, labondance et la mortalité. La scène n’est pas joyeuse, mais plutôt solennelle, presque austère.