Camille Pissarro – The Climbing Path, lHermitage, 1877 2
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Le premier plan est dominé par un réseau complexe de branches d’arbres dénudés, typiques de la saison. Elles se tordent et sentrelacent, créant un motif labyrinthique qui obstrue partiellement la vue sur ce qui se trouve derrière. Cette superposition de branches, traitée avec des coups de pinceau rapides et expressifs, confère à l’ensemble une certaine densité et une atmosphère légèrement oppressante.
Un cours deau, aux eaux grises et sombres, traverse la scène. Sa surface reflète le ciel nuageux, renforçant limpression générale de froideur et de désolation. Des touches de vert clair parsèment les berges, témoignant d’une dernière résistance de la nature avant l’hiver.
Au second plan, quelques constructions humaines se distinguent. Une maison, reconnaissable à sa toiture rouge, semble se dresser au-dessus des autres bâtiments. Une colonne de fumée sélève dune cheminée, indiquant la présence de vie et suggérant un foyer chaleureux, bien que distant et inaccessible. En arrière-plan, des silhouettes à cheval, presque indistinctes, suggèrent une activité humaine modeste et régulière.
L’ensemble de la scène est baigné d’une lumière diffuse, presque uniforme. L’absence de contrastes marqués contribue à l’atmosphère générale de calme et de contemplation. L’artiste semble s’intéresser davantage à la texture et à la couleur qu’à la représentation précise des formes.
On peut y déceler une réflexion sur le passage du temps, sur la fuite de la saison et sur la fragilité de la présence humaine face à la nature. Le chemin, en tant que symbole du voyage et de la progression, pourrait évoquer la quête de sens et la recherche dun idéal, même si celui-ci se trouve au bout du chemin. Le village lointain représente peut-être un lieu de refuge ou de promesse, tout en étant inatteignable, accentuant ainsi le sentiment de solitude et de mélancolie. La palette de couleurs, dominée par des tons terreux et automnaux, renforce cette impression de décrépitude et de fin de cycle.