Paul Gauguin – Gauguin (25)
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Au premier plan, une grenade éclatée révèle ses pépins rubis, dont la profusion évoque à la fois labondance et la fragilité. À côté, une fleur de lys orange, dune beauté presque criarde, ajoute une touche de luxe et de démesure. Plus en arrière, les oiseaux se fondent dans un ensemble de couleurs complexes, évoquant une certaine opulence et un certain désordre contrôlé.
Au-dessus de cette scène, un cadre orné, presque sculptural, attire lattention. Il renferme une figure féminine, dont la posture et lexpression sont difficiles à cerner. Cette présence mystérieuse suggère un élément extérieur à la nature morte, une sorte de regard surplombant, voire de jugement.
L’ensemble dégage une impression de théâtralité. Léclairage, volontairement brut et sans fioritures, accentue le caractère monumental des objets. Labsence de profondeur et lapplication épaisse de la peinture confèrent à la composition une certaine raideur, presque une tension.
On perçoit, derrière la simplicité apparente de larrangement, une volonté de sonder les limites de la représentation. Laccumulation dobjets, le jeu de couleurs et linclusion de la figure féminine dans le cadre semblent vouloir explorer les thèmes de la mortalité, de la beauté éphémère et du mystère de lexistence. Lœuvre ne se contente pas de montrer ; elle interroge. On ressent une sorte de malaise, une beauté troublante, qui invite à la contemplation et à la réflexion. Lartiste semble vouloir nous confronter à une réalité à la fois fascinante et dérangeante.