Ricart – #11413
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Sur une surface suggérée, on distingue un ensemble d’objets familiers disposés de manière apparemment fortuite. Un vase clair, orné d’un motif géométrique discret, est rempli de pinceaux, instruments de travail essentiels. À côté, une paire de ciseaux repose sur une pile de livres dont les couvertures, partiellement visibles, laissent entrevoir des inscriptions, renforçant l’impression d’un espace dédié à la création et à la lecture. Un presse-papier noir, massif et anguleux, domine l’ensemble, attirant lœil et introduisant une note de tension.
Deux poires, lune entière, lautre coupée, sont présentées sur une soucoupe. La coupe de la poire, révélant sa chair, est traitée avec une attention particulière, presque obsessionnelle, et suggère la fragilité et la décomposition, thèmes récurrents dans lœuvre. Un petit étui, peut-être pour crayons ou pinceaux, repose à côté, ajoutant à la complexité de la composition.
La palette de couleurs est relativement sobre, dominée par des tons chauds et atténués. Le brun, le beige, le vert olive et le bleu pâle créent une ambiance feutrée et intime. Les contours des objets sont flous, presque indéfinis, contribuant à une impression de rêverie et dintrospection.
Au-delà de la simple représentation dune nature morte, lœuvre semble explorer les thèmes de la création, du temps qui passe, et de la perte. Les instruments de travail évoquent un processus artistique interrompu, les livres suggèrent des connaissances fragmentées, et les fruits mûrs, coupés, symbolisent la mortalité et la fuite du temps. Lensemble crée une atmosphère de nostalgie et de contemplation mélancolique, laissant au spectateur la possibilité dinterpréter le sens caché de cette composition apparemment simple. La signature, discrètement placée en bas à droite, vient ancrer l’œuvre dans un contexte temporel précis, 1926, et laisse entrevoir une période de questionnement et de recherche artistique.