Hieronymus Bosch – Death and the Miser
Emplacement: National Gallery of Art, Washington.
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En premier plan, un homme âgé, manifestement un avare, est allongé dans son lit, apparemment au seuil de la mort. Son visage, pâle et empreint dune expression de surprise ou de désespoir, contraste fortement avec lopulence de son entourage. Le lit est drapé dun tissu riche, et une multitude dobjets de valeur – pièces de monnaie, bijoux, et autres trésors – sont disposés sur une table à proximité. Il est possible de déceler une accumulation excessive, suggérant une vie consacrée à lacquisition de richesses.
Dominant cette scène, une figure squelettique, personnification de la Mort, entre dans la pièce. Elle ne se présente pas comme une force destructrice sauvage, mais avec une dignité presque solennelle. Un drap blanc la recouvre partiellement, soulignant son rôle de porteur de lau-delà. La Mort offre à lavare une bourse remplie de pièces dor, une ironie macabre qui met en évidence linutilité des richesses face à la fin inévitable. Un jeune homme, visiblement un serviteur ou un familier, observe la scène avec un mélange de peur et détonnement.
Au-dessus du lit, une fenêtre ouverte laisse entrevoir un paysage urbain. Une cloche de ville sonne, signalant peut-être la mort de lhomme, ou plus généralement, le passage du temps et lapproche de la fin. Un corbeau, perché sur une poutre, ajoute un autre symbole de présage funeste.
L’ensemble de la composition est organisé autour de l’axe vertical du lit. Larchitecture gothique de la pièce, avec son arc pointu et sa voûte en bois, renforce limpression dune scène théâtrale, presque codifiée.
La peinture semble explorer la vanité des richesses et la futilité des désirs matériels face à linéluctabilité de la mort. Elle dénonce lavidité comme un vice égoïste et souligne la primauté spirituelle sur la prospérité terrestre. Limage pose une question fondamentale : quest-ce qui compte vraiment lorsque la vie touche à sa fin ? La présence de la bourse dor offerte par la mort est particulièrement frappante, illustrant le paradoxe dune richesse qui devient inutile au moment où elle est la plus nécessaire. Le tableau est une méditation sombre sur la mortalité et une mise en garde contre les pièges de la richesse matérielle.