Rijksmuseum: part 3 – Israëls, Jozef -- Modelstudie van Sijtje van Bemmel (1880-1963), 1896
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Le traitement de la lumière est significatif : une source lumineuse diffuse éclaire le côté du visage, modelant les traits et soulignant la texture de la peau. On perçoit des imperfections, notamment une zone craquelée sur le nez, qui confèrent à la représentation une authenticité et une humanité saisissantes. Loin d’idéaliser le modèle, lartiste semble privilégier une observation réaliste, presque clinique, de son apparence physique.
Le chapeau, orné de fleurs artificielles, apporte une note d’élégance et de sophistication à la composition. Cependant, laspect un peu défraîchi des fleurs et l’ensemble du vêtement suggèrent une certaine désuétude, voire une nostalgie pour une époque révolue. La palette de couleurs est dominée par des tons sourds et nuancés : gris, beiges, bruns, avec quelques touches de blanc pour les fleurs et les reflets lumineux. Cette harmonie chromatique contribue à l’ambiance générale de douceur et de retenue.
Le fond, volontairement flou et indéterminé, renforce la concentration du spectateur sur la figure de la femme. On ressent une certaine intimité, comme si lon assistait à un moment de solitude partagé.
Au-delà de la simple représentation physique, lœuvre semble interroger la notion de beauté, en dehors des canons conventionnels. Le regard absent de la modèle, son attitude réservée, pourraient évoquer une réflexion sur la condition féminine à la fin du XIXe siècle, entre tradition et émancipation. Lœuvre laisse transparaître un sentiment de vulnérabilité, mais aussi de dignité et de résilience. On pourrait y déceler une subtile critique des normes sociales et des attentes placées sur les femmes.