Leon Bakst – helene-de-sparte act-ii-set-design 1912
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Le premier plan est occupé par une agglomération rocheuse, presque anthropomorphe, sculptée dans une terre cuivrée. Ces rochers ne sont pas représentés de manière réaliste, mais plutôt comme des masses informes, des blocs anguleux aux contours flous. Des visages, grotesques et expressifs, sont incrustés dans la roche, ajoutant une dimension inquiétante et onirique à lensemble. Leur regard fixe, leurs expressions déformées suggèrent une présence silencieuse, presque menaçante.
Au centre, un édifice monumental, probablement un temple ou un palais, se dresse. Il est également stylisé, avec des formes géométriques simplifiées et une façade ornée de motifs abstraits. La structure semble se fondre dans le paysage, comme si elle avait surgi de la terre elle-même.
Des personnages, figés dans une attitude dattente, sont disposés en arrière-plan. Ils sont représentés de manière schématique, sans détails individuels, ce qui les transforme en figures anonymes, presque fantomatiques. Leur présence renforce limpression dun spectacle figé, dune scène suspendue dans le temps.
La lumière, dorée et diffuse, enveloppe lensemble de la composition. Elle crée une atmosphère étrange, à la fois chaleureuse et oppressante. Les lignes verticales, notamment celles des arbres ou des colonnes, divisent lespace et contribuent à limpression de monumentalité et dartificialité.
Subtextuellement, cette œuvre semble évoquer la fragilité de la civilisation face aux forces obscures de la nature. Les visages grotesques dans la roche pourraient symboliser les instincts primaires, les pulsions inconscientes qui menacent lordre établi. Lédifice monumental, malgré son apparence imposante, apparaît vulnérable, comme sil était sur le point de seffondrer. Les personnages anonymes pourraient représenter lhumanité, impuissante face à son destin. L’absence de profondeur de champ et l’applatissement des formes suggèrent une mise en scène, une réalité construite plutôt que vécue, une illusion théâtrale. Lensemble laisse transparaître une mélancolie profonde et une réflexion sur la condition humaine.