Xaime Quessada – #04538
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Lespace pictural est divisé par des plans angulaires, des rectangles et des triangles qui fragmentent la réalité et créent une sensation dinstabilité et denfermement. Ces formes géométriques, loin dapporter de lordre, accentuent le sentiment de confusion et de désorientation. Au centre, un piano à queue, lui aussi déconstruit, semble surgir de cet amas de formes, ajoutant une dimension musicale à la scène, bien que dissonante et angoissante.
Plusieurs figures se détachent. On distingue une tête hurlante, dont lexpression de souffrance est exacerbée par louverture béante de sa bouche. Dautres corps se tordent dans des positions inconfortables, suggérant une douleur physique ou psychologique intense. Une figure féminine, drapée dans une étoffe blanche, semble suspendue dans les airs, comme une âme en peine.
Le motif du voile, présent à plusieurs reprises, pourrait symboliser la fragilité, la vulnérabilité, et la dissimulation. Le sol, fragmenté en carreaux de damier, ajoute une dimension théâtrale et irréelle à lensemble. Il évoque un espace de jeu, mais un jeu macabre, où les règles sont brisées et la souffrance est omniprésente.
Sous le vernis de ce chaos apparent, il semble se cacher une méditation sur la condition humaine, sur la douleur, la perte, la fragmentation de lidentité. La superposition des corps et des formes suggère une lutte, une emprise, une incapacité à séchapper dun destin douloureux. L’œuvre, par son intensité émotionnelle et sa complexité formelle, interroge la fragilité de lêtre et les abîmes de la psyché humaine. L’utilisation de couleurs vives, loin dêtre joyeuses, renforce le caractère angoissant et oppressant de la scène. Il y a un sentiment de violence latente, comme si l’image retenait à peine en place une explosion émotionnelle.