Rijksmuseum: part 4 – Jordaens, Jacob (I) -- De kruisdraging, 1657
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Lœuvre présente une scène dramatique, visiblement une procession funèbre. Au centre, un homme, corps nu et marqué par la souffrance, porte une croix imposante. Son expression est à la fois résignée et douloureuse, et son corps, exposé à la vue, accentue la violence de sa condition. Il est soutenu par plusieurs figures, dont un vieillard au visage buriné et un jeune homme aux muscles saillants, qui semblent se disputer le fardeau.
À la gauche de la composition, un soldat en armure, impassible, observe la scène avec une distance froide, soulignant lindifférence du pouvoir face à la souffrance humaine. Plusieurs autres personnages, aux visages tourmentés, encadrent cette procession. On distingue des hommes portant des turbans et des vêtements orientaux, ce qui suggère un contexte géographique et culturel spécifique, peut-être une allusion à la Judée antique. Des chevaux blancs, imposants, sont également présents, ajoutant une dimension solennelle et théâtrale à lévénement.
Sur la droite, deux femmes sont représentées en deuil. Lune, drapée dun voile bleu, se tient les mains jointes, le visage baissé dans une prière silencieuse. Lautre, vêtue dune robe jaune vive, semble implorer le ciel. Leurs expressions de douleur et de désespoir renforcent le caractère poignant de la scène.
L’arrière-plan est constitué dun paysage montagneux aux teintes sombres, ce qui contribue à l’atmosphère lourde et dramatique de l’ensemble. La lumière, bien que diffuse, met en valeur les corps et les visages des personnages, accentuant leur souffrance et leur détresse.
Au-delà de la narration évidente, on décèle une réflexion sur la condition humaine, la souffrance, la foi et le pouvoir. L’absence de jugement moral explicite laisse place à l’interprétation du spectateur, invité à méditer sur la signification de la scène et les émotions qu’elle suscite. Le contraste entre la nudité du corps souffrant et l’armure du soldat suggère une opposition entre vulnérabilité et force, entre souffrance et indifférence. L’ensemble dégage une impression de mélancolie profonde, amplifiée par la palette de couleurs dominée par des tons sombres et des touches de lumière discrètes.