Rijksmuseum: part 4 – Tintoretto, Jacopo -- Christus en de overspelige vrouw, 1550-1580
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Le dispositif scénographique est remarquable. Laction se déroule dans un espace architectural grandiose, une sorte de palais ou de temple à colonnes ornées de sculptures. Larrière-plan, dun bleu sombre, est percé par des ouvertures laissant entrevoir un paysage urbain lointain, probablement une ville, avec ses tours et ses bâtiments. Cette perspective, bien que fragmentaire, crée une sensation d’immensité.
À gauche de la scène, une autre figure masculine, probablement une autorité spirituelle, est assise sur un trône ou un dais, observant la scène avec une expression indéchiffrable. Il est entouré dune assemblée dhommes, vêtus de robes sombres, dont certains semblent impatients, voire hostiles. Leurs lances, alignées et menaçantes, constituent un élément visuel fort, symbolisant la loi, la justice, ou peut-être la vengeance.
Lorganisation spatiale est soigneusement orchestrée. La lumière, bien que diffuse, met en évidence les personnages principaux, guidant le regard du spectateur vers le centre de l’action. Les mouvements sont suggérés par les postures et les expressions des personnages : la vivacité de lorateur, la soumission de la femme accusée, lattente impatiente de lassemblée.
Au-delà du récit narratif apparent, on peut déceler plusieurs subtexts. La scène suggère une interrogation sur la nature de la justice, limportance du pardon et la complexité des relations humaines. Le contraste entre la figure flamboyante de laccusateur et la vulnérabilité de la femme, ainsi que lambiguïté de lexpression de lautorité spirituelle, invitent à une réflexion sur les mécanismes du jugement et les conséquences de la culpabilité. L’architecture grandiose, contrastant avec la détresse des personnages, souligne l’envergure et la solemnité de la scène, tout en accentuant peut-être la distance entre le pouvoir et lhumilité humaine. Enfin, larrière-plan urbain, témoin silencieux de laction, rappelle la dimension universelle du récit.