Juan Gris – Gris The siphon, 1913, 81x65 cm, Rose Art Museum, Brandeis U
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Le tableau est structuré par une grille de plans superposés, de rectangles et de losanges aux contours nets et souvent parallèles. Ces formes ne se fondent pas les unes dans les autres, mais coexistent dans une juxtaposition qui refuse toute illusion de profondeur traditionnelle. Lespace nest pas suggéré par la perspective ou lombrage, mais construit par la confrontation des plans colorés.
Parmi ces formes, on perçoit des éléments reconnaissables, quoique déformés et fragmentés : des verres, une carafe, un entonnoir ou siffon (doù le titre possible), et ce qui pourrait être un fruit, un citron ou une orange, représenté par une forme arrondie et rouge. Ces objets ne sont pas intégrés dans une scène cohérente, mais apparaissent comme des fragments isolés, des abstractions de la réalité.
La palette de couleurs est restreinte, dominée par des tons de gris, de bleu-vert, de brun et de blanc, avec quelques touches de rouge pour accentuer certaines zones. Les couleurs sont appliquées en aplats, sans mélanges ni transitions douces. Labsence de modulations lumineuses contribue à la sensation de planéité et de fragmentation de limage.
Lorganisation de lespace laisse entrevoir une certaine complexité. Les plans se chevauchent et se croisent, créant une sorte de labyrinthe visuel. Labsence de point de fuite et la multiplication des perspectives suggèrent une déconstruction de la vision. Ce nest plus le spectateur qui perçoit lobjet, mais lobjet est analysé, disséqué et recomposé selon un principe de simultanéité.
On peut déceler une intention de représenter le monde non pas tel quil est perçu, mais tel quil est conceptualisé. Lœuvre remet en question la notion de réalité et invite à une nouvelle façon de voir. Elle témoigne dune volonté de rompre avec la tradition figurative et dexplorer les possibilités de labstraction géométrique. Le siffon, élément central, devient un prétexte à une déconstruction du réel et à une exploration des formes.