Part 5 Prado Museum – Poussin, Nicolas -- Escena báquica
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
On observe une composition centrée autour dune rencontre inattendue au sein dun paysage boisé. À lavant-plan, une femme, à la peau claire et aux cheveux roux, est assise sur un drap rouge vif, apparemment absorbée par un récipient quelle tient entre ses mains. Sa posture est détendue, presque contemplative, et elle semble ignorer la scène qui se déroule juste à côté delle.
Larrière-plan est dominé par un arbre massif, dont les racines senfoncent profondément dans le sol et dont les branches sétendent vers le ciel. Sous cet arbre, une scène plus animée se joue. Un satyre, identifiable à ses pieds de chèvre et à ses oreilles pointues, se dispute avec un enfant, peut-être Bacchus, dieu du vin et de la fertilité, représenté comme un jeune garçon nu. Lenfant est en train de lui arracher un récipient, probablement un calice ou une coupe, dans une lutte visiblement joyeuse et désordonnée.
La lumière, bien que diffuse, met en valeur les corps des personnages et les textures du drap rouge et du feuillage. L’ensemble de la palette chromatique est dominé par des tons terreux et verdoyants, avec des touches de rouge qui attirent lœil vers la femme.
La scène suggère un contraste entre la sérénité et la tumultuosité, entre la contemplation et laction. La femme, isolée dans sa rêverie, semble étrangère à la frénésie qui lentoure. Il est possible de déceler une allégorie sur la nature humaine, avec le satyre et lenfant incarnant les plaisirs sensuels et les désirs impulsifs, tandis que la femme pourrait représenter la raison ou la contemplation philosophique. La présence du drap rouge, couleur associée à la passion et à lamour, ajoute une dimension romantique à la scène. Lensemble dégage une atmosphère à la fois sauvage et civilisée, évoquant un monde mythique où les dieux et les mortels coexistent dans un équilibre précaire.