Veronese – Judith with the head of Holofernes
Emplacement: Museum of Art History, Vienna (Kunsthistorisches Museum).
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On observe une scène dune intensité dramatique saisissante. Au premier plan, une femme au regard mélancolique, mais résolu, tient dans sa main la tête décapitée dun homme. Elle est vêtue dune riche robe à motifs complexes, composée de blancs, bleus et roux, soulignés par une abondance de bijoux, notamment un collier particulièrement voyant. Ses cheveux, ornés de tresses, encadrent un visage marqué par une expression à la fois triste et victorieuse.
À ses côtés, une autre figure féminine, plus discrète, se tient voilée. Cette présence, moins mise en avant, semble assister à laction, son visage tourné vers le spectateur, mais sans pour autant dévoiler ses émotions. Elle est enveloppée dans des étoffes dun vert foncé, contrastant avec les couleurs vives de la robe de la femme principale. Elle tient un tissu, probablement utilisé pour dissimuler le corps de la victime.
Larrière-plan est sombre, presque indistinct, avec des draps sombres et des rideaux vert et or qui suggèrent un intérieur opulent. Le manque de détails dans le décor concentre lattention du spectateur sur les personnages et laction.
Le tableau dégage une tension palpable. Le regard de la femme, ni triomphant, ni horrifié, évoque une ambivalence complexe. Elle nest pas présentée comme une héroïne exaltée, mais plutôt comme une figure tragique, forcée daccomplir un acte terrible pour la survie de son peuple. La présence de lautre femme ajoute une dimension de complicité, mais aussi de passivité, suggérant le poids du secret et la charge émotionnelle de ce moment.
Le contraste entre la beauté de la femme et la brutalité de lacte commis est frappant. La mise en valeur de ses bijoux et de sa robe souligne la richesse et le statut social de Judith, tout en soulignant lironie de la situation : une femme noble, contrainte de recourir à la violence pour sauver son peuple. Le tableau interroge ainsi la notion de courage, de sacrifice et de la complexité morale de laction. La décapitation, bien que présentée sans effusion de sang, est au cœur de la composition, symbolisant un acte à la fois nécessaire et horrible.