Edouard Vuillard – img179
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Le premier panneau, à gauche, met laccent sur une perspective en contre-plongée, donnant une impression de distance et de monumentalité aux bâtiments. Une rue, pavée et animée par quelques figures, serpente en bas, tandis que léclairage est doux et doré, suggérant une ambiance de fin de journée ou de matinée ensoleillée. Un lampadaire, éclairant lespace, contribue à cette atmosphère chaleureuse.
Le panneau central offre une vue plus directe et frontale sur un espace végétal, un jardin apparemment paisible, agrémenté darbres dénudés, typiques dune saison automnale ou hivernale. Des personnages se promènent, ajoutant une dimension humaine à la scène. On perçoit une certaine profondeur, créée par la superposition des éléments architecturaux et naturels.
Enfin, le troisième panneau, à droite, semble prolonger la perspective du premier, mais avec un point de vue plus élevé. Les immeubles semblent encore plus imposants, et la foule, plus dense. Le ciel, nuageux et grisâtre, contraste avec la luminosité du panneau de gauche, créant une tension visuelle.
Lensemble de la composition suggère une réflexion sur la modernité urbaine. La fragmentation de lespace, divisé en trois, pourrait évoquer la nature fragmentée de lexpérience humaine dans la ville. Le choix des couleurs, dominées par des tons ocres, verts et gris, renforce cette impression de mélancolie et de contemplation. Labsence de point focal unique, et la distribution uniforme des personnages, laissent limpression dune observation anonyme, comme si lartiste avait cherché à capturer lessence dun lieu public, plutôt quà raconter une histoire spécifique. L’œuvre ne prétend pas à la représentation réaliste, mais à une interprétation subjective de la vie urbaine, privilégiant l’atmosphère et l’impression visuelle à la précision descriptive.