Nikolay Feshin – Massacre (1919)
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Les corps, tant ceux des animaux que ceux des ouvriers, sont traités avec une énergie expressive, les coups de pinceau larges et gestuels créant une texture dense et presque palpable. La palette de couleurs est dominée par des tons sombres, ocres, bruns et rouges, qui renforcent le sentiment de violence et de dégradation. Le rouge, en particulier, est omniprésent, se déversant sur le sol en une mare sanglante, ajoutant une dimension supplémentaire de malaise et d’horreur.
Le plan rapproché sur la scène élimine tout contexte extérieur, concentrant l’attention du spectateur sur laction elle-même et sur les conséquences physiques et émotionnelles quelle implique. L’absence de détails identifiants, les visages flous et les corps déformés, suggèrent une déshumanisation des individus, réduits à de simples rouages d’une machine à tuer.
Au-delà de la représentation littérale d’un abattoir, lœuvre semble interroger la nature humaine, la cruauté inhérente à lêtre humain, et la violence de nos actes. Le tableau pourrait être lu comme une allégorie de la guerre, de la souffrance et de la destruction, où les corps, quils soient humains ou animaux, sont sacrifiés sur lautel dune nécessité obscure. La composition, déséquilibrée et oppressante, contribue à créer une sensation détouffement et de désespoir, laissant le spectateur profondément troublé par la brutalité de la réalité qu’elle dépeint. L’œuvre, dans sa laideur apparente, révèle une profonde réflexion sur la condition humaine et la fragilité de la vie.