Pietro Longhi – Concertino. (1741). Venezia, Galleria dellAccademia
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Au centre, une jeune femme en habit brodé se tient debout, son expression concentrée alors quelle exécute un morceau au violon. Son attitude décontractée, presque négligée, contraste avec lélégance de son costume, soulignant peut-être limportance du talent musical au-dessus des conventions sociales. À ses côtés, un autre musicien, accroupi, joue également du violon, participant à lensemble harmonieux. Un clavecin, ouvert sur une partition musicale, repose sur une table basse recouverte d’un tissu à motifs floraux, signe dune composition préparée, même si lexécution semble spontanée.
À larrière-plan, trois personnages sont assis. Un homme âgé, vêtu dune redingote sombre, semble être absorbé par une partie de cartes. Une femme, dont le visage est partiellement caché par un voile, est également engagée dans le jeu, tandis quun jeune homme, peut-être un observateur silencieux, semble écouter attentivement la musique. Un jeune garçon, assis sur un tabouret, semble être fasciné par le concert, et une petite chienne blanche repose à ses pieds, ajoutant une touche de familiarité à la scène.
Léclairage, provenant dune fenêtre et dun lustre en fer forgé, met en valeur les détails des costumes et des objets, créant une atmosphère chaleureuse et intime. La palette de couleurs, dominée par des tons chauds et terreux, renforce le sentiment de confort et de bien-être.
Au-delà de la simple représentation dun concert domestique, lœuvre suggère une réflexion sur la place de la musique dans la vie privée. Labsence dun public formel et la concentration sur linteraction entre les participants laissent entendre que la musique est ici appréciée pour son propre bien, comme une source de joie et de communion. La présence des cartes pourrait également évoquer lidée du hasard et de la chance, suggérant que la création musicale, comme le jeu, est une forme de pari sur lavenir. En somme, lœuvre invite à une contemplation sur la fragilité du bonheur et la valeur des plaisirs simples.