Johan Lundberg (Attributed) – Festmåltid vid hovet i Wien En grand couvert
Emplacement: National Museum (Nationalmuseum), Stockholm.
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Autour de cette table, une multitude de personnages, hommes et femmes, sont représentés dans leurs atours les plus raffinés. Les robes féminines, volumineuses et sombres, accentuent la solennité de loccasion, tandis que les costumes masculins, caractérisés par des couleurs vives et des broderies complexes, reflètent le statut social élevé de leurs porteurs. Lartiste a pris soin de rendre les visages de chaque individu, certains affichant une concentration intense sur leur repas, dautres, une indifférence affectée ou un intérêt distrait pour les autres convives.
On remarque une paire de figures centrales, probablement des membres de la famille royale, positionnées de part et d’autre dun plat richement décoré. Leurs postures sont formelles et solennelles, soulignant leur rôle de figures d’autorité. Un personnage en rouge, plus à droite, semble observer la scène avec une expression mêlée damusement et de curiosité.
L’arrière-plan, volontairement sombre et flou, accentue la profondeur de lespace et permet de mettre en valeur les personnages et la table. Un rideau rouge, drapé avec une certaine théâtralité, ajoute une touche de dramaturgie à la scène. Un portrait encadré, suspendu au mur, suggère la présence d’une figure importante, peut-être un souverain ou un ancêtre vénéré.
Au-delà de la simple description dun banquet, l’œuvre semble interroger les codes et les rituels de la cour. L’abondance de nourriture, la richesse des vêtements, la formalité des postures, tout concourt à illustrer le pouvoir et le prestige de la noblesse. Cependant, latmosphère générale est empreinte dune certaine rigidité et dun certain ennui, suggérant peut-être la superficialité et lartifice de la vie de cour. L’artiste semble, en creux, questionner lauthenticité des relations humaines au sein d’un tel environnement. Le désintérêt de certains visages et le regard appuyé de lhomme en rouge laissent entrevoir une critique subtile de la mondanité et de l’étiquette.