Oscar Dominguez – #15857
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Sur le panneau peint, on observe un paysage désolé, dominé par un objet énigmatique. Il sagit dune sorte de structure sombre, évoquant à la fois un piano désassemblé et un monolithe. Cette construction massive, aux contours flous et aux reflets étranges, se dresse au centre du tableau, tranchant avec le ciel crépusculaire et les terres arides qui lentourent. Un tronc d’arbre, décharné et tortueux, s’avance vers cette forme imposante, comme s’il tentait de l’atteindre ou de la comprendre. En arrière-plan, une silhouette sombre, potentiellement un taureau, se profile à peine, ajoutant une aura de menace ou de solitude au tableau. Un chariot à une roue, abandonné, complète ce décor désolé.
À l’intérieur de la boîte, la sculpture miniature reprend certains éléments du tableau. On y voit une forme noire, rappelant le piano-monolithe, et un taureau, reproduit à une échelle réduite. Cette juxtaposition soulève des questions sur la relation entre le réel et la représentation, entre le paysage peint et la sculpture qui l’imite.
Le choix dune boîte comme support, et la petite taille du tableau, suggèrent l’idée d’un monde clos, d’une réalité miniaturisée ou dun souvenir précieux. Le rouge vif de la boîte contraste avec le ton terne et mélancolique du paysage peint, créant une tension visuelle.
On perçoit des subtexts liés à la fragilité de la mémoire, à la perte, à labsurdité de lexistence. Le piano désassemblé peut être interprété comme une allégorie de la destruction, de la désintégration, tandis que le taureau, symbole de force et de virilité, apparaît ici comme une figure solitaire et vulnérable. Le paysage désolé pourrait évoquer un monde en ruine, un sentiment de désespoir face à lincompréhension. Lensemble de la composition, entre le tableau et la sculpture, invite à une réflexion sur la nature de la réalité et sur la manière dont nous la représentons. La boîte devient alors un écrin, un lieu de conservation dun fragment de monde, dun rêve ou dune obsession.