Chinese artists of the Middle Ages (高岑 - 卧游图) – Gao Cen
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L’œuvre déploie un paysage vertical, typique du format de rouleau suspendu, où la perspective est conçue pour être dévoilée progressivement par le défilement. On perçoit dabord une masse montagneuse imposante, dominant le coin supérieur droit. Sa structure rocheuse, rendue avec une subtilité de touches sèches, suggère une solidité à la fois brute et érodée par le temps.
Sous cette montagne, un ensemble de reliefs plus modestes sétend vers le bas, sestompant dans une atmosphère brumeuse qui enveloppe le milieu du tableau. Cette atmosphère, réalisée avec des lavis légers encre et couleurs diluées, confère à lensemble une profondeur et une sensation déloignement.
Une rivière sinueuse, à peine suggérée, traverse le paysage, reflétant les couleurs du ciel et des montagnes. Son cours deau semble inviter à une exploration contemplative. Sur ses rives, un petit pavillon, presque dissimulé, offre un point de repère humain dans cet immense décor naturel. Quelques arbres, aux formes stylisées et aux branches dégarnies, bordent la rivière, ajoutant une touche de vie à la scène.
En bas du rouleau, le paysage se déploie à nouveau, avec un groupe darbres plus proches, dont un en particulier se détache par sa silhouette tordue et solitaire. Le traitement de cet arbre, avec ses branches dénudées, contraste avec la densité des arbres plus éloignés, attirant lattention sur sa forme singulière.
L’ensemble dégage une impression de sérénité et de solitude. Le paysage, bien que riche en détails, invite à la contemplation silencieuse. On ressent un désir de simmerger dans ce monde naturel, de se perdre dans sa beauté et sa tranquillité. Les inscriptions calligraphiques en haut du rouleau, bien quinaccessibles à la compréhension directe, contribuent à l’aura mystérieuse et poétique de l’œuvre, laissant entrevoir une dimension narrative ou philosophique que limage seule ne peut exprimer pleinement. Il y a dans cette composition un équilibre délicat entre le monumental et le minuscule, le visible et linvisible, le concret et labstrait.