Chinese artists of the Middle Ages (徐渭 - 菊竹图) – Xu Wei
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On observe une composition verticale, dominée par un ensemble de végétaux. Des tiges fines et élancées, semblant des bambous, se dressent vers le haut, s’entrecroisant et se superposant partiellement. Au centre, un bouquet de fleurs, reconnaissables comme des chrysanthèmes, attire le regard. Elles sont représentées avec une certaine liberté, les pétales esquissés rapidement par des coups de pinceau expressifs. Des brins d’herbe plus sauvages, et quelques feuilles plus larges, viennent compléter la masse végétale, créant une sensation de profusion et de spontanéité.
La palette chromatique est restreinte, essentiellement constituée de nuances de gris, de noir et de brun, appliquées avec une grande économie de moyens. Lartiste semble privilégier la suggestion à la représentation détaillée. Les contours sont flous, les formes se dissolvent parfois dans le fond, laissant place à une impression générale plutôt quà une description précise. Cette technique renforce le caractère éphémère de la scène et contribue à latmosphère mélancolique qui émane de l’œuvre.
Il est évident que la composition n’est pas simplement une transcription fidèle de la nature. Lensemble est imbriqué dans un champ de caractères calligraphiques, disposés de manière apparemment aléatoire, mais qui, à coup sûr, portent un sens. Lécriture semble se fondre avec le dessin, devenant un élément constitutif de lœuvre, et non une simple annotation. Cette fusion du texte et de l’image est caractéristique d’une certaine esthétique chinoise, où la poésie et la peinture se nourrissent mutuellement.
La nature, ici, ne se révèle pas comme un lieu de sérénité et de contemplation paisible, mais plutôt comme un reflet de la fragilité et de la transience de l’existence. Les chrysanthèmes, souvent associés à lautomne et à la fin dun cycle, renforcent cette impression de mélancolie. Le caractère spontané de lexécution et labsence de détails précis suggèrent une urgence, une volonté de capturer un instant fugace avant qu’il ne disparaisse. Il pourrait sagir dune méditation sur le passage du temps, la solitude, ou encore la beauté éphémère du monde. La présence de lécriture, quant à elle, invite à une interprétation plus personnelle, offrant au spectateur des clés de lecture supplémentaires et ouvrant lœuvre à de multiples significations.