George Armfield – A Terrier and a King Charles Spaniel Scaring a Rat
Emplacement: Private Collection
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L’œuvre nous présente un intérieur rustique, probablement une remise ou un cellier, éclairé dune lumière diffuse et terne. Deux chiens, un terrier et un épagneul King Charles, occupent le premier plan. Le terrier, au pelage sombre et robuste, se tient au repos, son collier suggérant une certaine familiarité avec lhomme. L’épagneul, au pelage blanc et roux tacheté, est en pleine action, le regard fixé vers le haut, le corps tendu dans un mouvement d’excitation, presque de poursuite.
L’attention du spectateur est immédiatement attirée par le dynamisme de l’épagneul, contrastant avec la posture plus calme du terrier. On devine qu’il a débusqué quelque chose, un rat semble-t-il, dont on perçoit la fuite dans le désordre des débris jonchant le sol. Une cage à oiseaux, à moitié ouverte, se trouve dans le coin inférieur gauche, ajoutant à l’ambiance désordonnée et légèrement négligée de l’espace.
Un mobilier sommaire est visible : un seau vert, drapé dun tissu rouge vif qui apporte une touche de couleur vive et artificielle dans cette ambiance plutôt sombre, un tonneau et quelques ustensiles de cuivre disposés de manière apparemment aléatoire. Ces objets contribuent à l’impression d’un lieu de stockage, de travail, plus qu’un espace de vie.
L’ensemble de la composition suggère une scène de la vie quotidienne, une observation naturaliste des instincts animaux. On peut y lire une subtile allégorie de la chasse, transposée dans un cadre domestique. Le terrier, représentant la robustesse et lendurance, semble se reposer après leffort, tandis que l’épagneul, plus agile et vif, incarne lexcitation de la poursuite. La présence du rat, bien que suggérée plutôt quexplicite, introduit une notion de danger, de survie, et rappelle la proximité du monde sauvage, même au sein dun environnement domestiqué.
L’artiste, par le biais de cette scène apparemment simple, explore ainsi la relation entre lhomme et lanimal, et la manière dont ces derniers sintègrent dans le quotidien, en jouant leurs rôles instinctifs même dans un cadre ordonné. Latmosphère générale est empreinte dune certaine mélancolie, accentuée par la lumière tamisée et le sentiment dun lieu désaffecté, témoin d’une vie passée.