Johann Martin von Rohden – Tivoli
Emplacement: Old and New National Galleries, Museum Berggruen (Alte und Neue Nationalgalerie, Museum Berggruen), Berlin.
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L’œuvre déploie un panorama grandiose, dominé par une cascade tumultueuse qui sécrase dans un profond canyon. Le regard est immédiatement attiré par la force et la verticalité de leau, capturée dans un mouvement perpétuel et menaçant. La lumière, diffuse et dorée, souligne la richesse des couleurs et crée une atmosphère diaphane au-dessus du chaos aquatique.
À l’arrière-plan, une ville fortifiée se profile sur une colline, son architecture évoquant un passé historique et une certaine grandeur. La présence de cette ville, bien que lointaine, ancre le paysage dans un contexte civilisationnel, contrastant avec la nature sauvage et indomptée qui lenvironne. On distingue des bâtiments de différentes tailles et formes, suggérant une histoire complexe et une population diversifiée.
Le premier plan est composé dune végétation luxuriante, avec des arbres aux feuillages denses et des plantes aux teintes vives. Un groupe de figures humaines, discrètes et petites à côté de lampleur du paysage, semble observer la scène avec un mélange d’admiration et de respect. Leur présence renforce le sentiment de la petitesse de lhomme face à limmensité de la nature.
La composition est structurée par une série de lignes convergentes qui guident le regard vers le point de fuite situé au loin. Cette organisation spatiale contribue à créer une impression de profondeur et dimmensité. Le ciel, légèrement nuageux, offre un arrière-plan aérien qui accentue la monumentalité du paysage.
Sous le vernis de la représentation naturaliste, on perçoit une méditation sur le rapport entre lhomme et la nature, entre civilisation et sauvagerie. La cascade, symbole de la puissance brute des éléments, est équilibrée par la présence de la ville, symbole de lordre et de la raison humaine. L’œuvre semble interroger la place de lhomme dans ce monde, oscillant entre la fascination et la crainte face aux forces naturelles. Il y a une subtile tension entre la beauté du paysage et la potentielle violence qui sy manifeste, une invitation à la contemplation et à la réflexion sur la fragilité de lexistence. Lensemble est empreint dune mélancolie sereine, dune sorte de nostalgie pour un monde où la nature règne encore en maître.