Paul Cezanne – HOUSE OF THE HANGED MAN,1873, Musee dOrsay,Paris
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
L’œuvre dépeint un paysage rural, dominé par une construction modeste à toiture pentue, dont la texture évoque la paille ou le chaume. Elle se situe à gauche du tableau, encadrée par une végétation clairsemée, suggérant une saison de transition, probablement lautomne ou lhiver. Une allée sinueuse, de couleur terre, descend vers le spectateur, guidant le regard vers le centre de limage.
Le centre de la composition est occupé par une série de bâtiments, plus ou moins intégrés à une falaise rocheuse. Leurs murs, dun blanc terne, semblent presque fondre dans la pierre, créant une unité formelle et une impression dancienneté. Des fenêtres et des ouvertures irrégulières, dénuées de détails précis, témoignent dune architecture rustique et fonctionnelle. L’éclairage, diffus et uniforme, souligne la texture rugueuse des murs et accentue les ombres profondes qui se creusent dans les reliefs.
Au loin, une vue panoramique sétend, dévoilant une étendue de champs et de terres agricoles, baignée par une lumière bleutée. Une ligne dhorizon vague et indistincte floute les contours des bâtiments lointains, créant une impression de profondeur et de distance. Des arbres dénudés, aux branches tourmentées par le vent, se dressent vers le ciel, ajoutant une note de mélancolie et de désolation.
L’ensemble de la scène est imprégné dune atmosphère de solitude et dabandon. Les bâtiments semblent isolés, presque oubliés, témoignant dun temps passé. La palette de couleurs, dominée par des tons terreux et des gris bleutés, renforce ce sentiment de désolation. Le contraste entre la construction humaine, fragile et précaire, et la puissance brute de la nature, suggère une réflexion sur la fragilité de lexistence et le passage du temps.
On perçoit une tension entre lordre apparent de larchitecture et le chaos de la nature environnante. Lallée, qui semble vouloir ordonner le paysage, est interrompue par les irrégularités du terrain, rappelant la difficulté de maîtriser lenvironnement. L’absence de figures humaines amplifie le sentiment d’isolement et détrangeté. Lœuvre semble interroger la relation entre lhomme et la nature, et la place de lhomme dans un monde qui lui est à la fois étranger et essentiel.