Edwin Austin Abbey – A Measure
Emplacement: Private Collection
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Au premier plan, une femme, drapée dans une robe de chambre blanche immaculée, est assise sur les marches. Son regard est perdu, son expression empreinte dune tristesse contemplative. Elle semble absorbée par ses pensées, détachée de lagitation qui lentoure. Sa position, légèrement penchée en avant, suggère un état de vulnérabilité et de résignation.
Un jeune homme, vêtu dune tenue de musicien, est assis à proximité, jouant dune luth. La musique, source de divertissement et dévasion, paraît ici ironiquement vaine face à la mélancolie de la scène. Il observe la femme, son attitude à la fois servile et attentive.
Un autre personnage, un homme en rouge, se tient plus loin, au pied de lescalier, partiellement caché dans lombre. Il semble observer la scène avec une curiosité discrète, voire une certaine malice. Sa présence ajoute une dimension de mystère et de tension à la composition.
À larrière-plan, on aperçoit un jardin luxuriant, avec une fontaine ornée dune sculpture grotesque. Ce détail, en contraste avec la grandeur de larchitecture, introduit une note détrangeté et de désillusion. La sculpture, à lapparence déformée et monstrueuse, pourrait symboliser la vanité des plaisirs terrestres et la fragilité de la beauté.
L’ensemble suggère une réflexion sur le pouvoir, l’honneur, la perte et la fragilité de l’existence humaine. Le déclin de larchitecture, le regard mélancolique de la femme, la musique futile et la sculpture grotesque sont autant déléments qui contribuent à créer une atmosphère de décadence et de désespoir. On entrevoit une cour en proie à des intrigues, où l’apparence et les conventions masquent des sentiments profonds et des luttes de pouvoir. La scène semble figer un moment de crise, une pause avant un événement inéluctable.