Alte und Neue Nationalgalerie – Adolph von Menzel (1815-1905) - The Théâtre du Gymnasein Paris
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Sur la scène, une femme, vêtue dune robe bleue opulente, est flanquée de deux hommes. Lun, au premier plan, porte un habit sombre et semble engager une conversation intense. Lautre, plus discret, se tient légèrement en retrait, son visage à peine visible. Un fauteuil vide, drapé dun tissu vert, complète laménagement de la scène, suggérant une pause avant le début dune représentation ou après sa fin.
Le décor, dominé par des tons chauds de rouge et dor, est richement orné. On distingue des boîtes privées, où des spectateurs sont assis, leurs visages partiellement cachés dans lombre. Le regard du spectateur est immédiatement attiré par ces silhouettes, dont on devine lappartenance à un milieu aisé.
La foule en salle est représentée avec une facture rapide et impressionniste. Les visages se fondent les uns dans les autres, créant une masse indistincte, mais animée. Cette représentation de la foule renvoie à la vitalité et à leffervescence dun lieu de divertissement populaire.
L’œuvre suggère une réflexion sur le monde du spectacle, son faste et son intimité. Labsence de la représentation proprement dite, la présence de ces figures isolées, invitent à une interrogation sur le rôle du théâtre, les dynamiques sociales qu’il met en scène, et la relation entre l’artiste, le spectacle et le public. On perçoit une certaine distance, une observation acérée, voire ironique, de la société de lépoque, à travers létude de ses codes vestimentaires et de ses comportements. La lumière, diffuse et chaleureuse, contribue à créer une atmosphère feutrée et propice à la contemplation.