Mauritshuis – Anonymous (Northern Netherlands) - Portrait of Lysbeth van Duvenvoorde (d. 1472)
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
La femme est vêtue dune robe rouge intense, dont la couleur vibrante capte lattention immédiate. Cette robe, ample et drapée, suggère un statut social élevé. Un fin collier de perles souligne le cou, et une ceinture ornée de motifs complexes marque la taille. La coiffure, complexe et ornée, est constituée dun voile et de rubans rouge sang, témoignant dune attention particulière portée à lapparence.
Un élément intrigant de cette composition est le serpent enroulé qui se trouve à droite de la figure. Il s’agit d’une représentation stylisée et sinueuse, portant une inscription en latin. L’inclusion de cette allégorie est loin dêtre anodine. Le serpent, symbole universel de tentation, de péché originel mais aussi de sagesse et de guérison (en référence notamment au serpent dAsclepios), introduit une dimension symbolique plus profonde à l’œuvre. L’inscription, dont le contenu précis reste à déterminer, pourrait offrir une clé de lecture supplémentaire quant à lintention de lartiste ou au message quil souhaitait transmettre.
Le visage de la femme est représenté avec un réalisme relatif, bien que les expressions faciales soient subtiles. Elle présente un regard direct, presque absent, qui suggère à la fois une dignité et une certaine mélancolie. L’absence de sourire renforce cette impression de gravité.
L’utilisation du noir comme fond renforce le caractère formel et solennel de lœuvre. Il isole la figure et crée un contraste saisissant avec la richesse des couleurs et des textures de la robe. Un petit écusson, visible en haut à gauche, semble porter des armoiries, confirmant l’aspect commémoratif du portrait.
En somme, cette œuvre est plus quun simple portrait. Elle est une méditation sur la fragilité de l’existence, la richesse matérielle et la complexité de la foi. La juxtaposition du serpent et de la figure féminine soulève des questions sur la vertu, la tentation et la rédemption, invitant le spectateur à une réflexion plus profonde.