Metropolitan Museum: part 4 – Ernest Meissonier - Soldier Playing the Theorbo
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Lhomme porte un habit militaire, bien que décontracté pour l’occasion : une veste sombre ouverte, un pantalon bouffant, des bottes montantes à retroussis, et un chapeau à larges bords. Un sabre est suspendu à son côté, rappelant son identité de soldat, mais il est relégué au second plan, presque anecdotique face à l’activité musicale. Son visage est expressif, illuminé par un sourire franc et concentré sur l’exécution de la musique. On perçoit une joie tranquille, une détente évidente dans ses traits.
Le décor est sommaire, suggérant un intérieur modeste. Un rideau drapé, aux plis amples et aux couleurs sombres, occupe une grande partie de larrière-plan. Un fauteuil, également sombre, se trouve à droite, ajoutant une touche de confort à la scène. L’ensemble est plongé dans une lumière chaude et uniforme, provenant probablement dune source située en dehors du cadre, créant une atmosphère intime et feutrée.
L’intérêt de cette peinture réside dans la tension subtile qu’elle établit entre la figure du soldat, symbole de devoir, de rigueur et de discipline, et l’acte de jouer de la musique, associé au plaisir, à la contemplation et à l’expression personnelle. L’artiste semble explorer la dualité de l’homme, son besoin de se détendre et de s’épanouir en dehors de ses obligations militaires. Le theorbo, instrument relativement rare et recherché, pourrait symboliser le raffinement et le goût, des qualités qui peuvent coexister avec la vie de soldat.
On décèle ainsi une réflexion sur la condition humaine, sur le besoin de trouver un équilibre entre les contraintes de la vie et les aspirations individuelles. L’œuvre, malgré sa simplicité apparente, offre une fenêtre sur un moment de répit, une parenthèse musicale dans la vie d’un homme engagé dans un métier exigeant. L’attention portée aux détails du costume et de l’instrument témoigne d’un souci de réalisme, mais aussi d’une volonté de magnifier la scène, de la sublimer.