National Gallery of Art – Edgar Degas - Edmondo and Therese Morbilli
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À sa gauche, la femme est assise de profil, le corps tourné vers l’intérieur du divan. Elle porte une robe rouge flamboyant, dont l’éclat contraste avec le fond vert sombre et feutré. Le rouge vif de la robe attire immédiatement l’œil et souligne sa présence. Les mains de la femme tiennent un éventail à lair défraîchi, signe de la haute société et de l’oisiveté. Son visage est impassible, presque figé dans une expression de retenue. Une certaine tristesse semble émaner de son regard, bien que difficile à discerner précisément.
Le fond, constitué dun rideau végétal peint de manière floue, renforce limpression dun intérieur clos et intime. Une porte ouverte, à l’arrière-plan, laisse entrevoir une autre pièce, peut-être un salon plus grand, créant une sensation de profondeur et douverture vers un monde extérieur que le couple semble volontairement séloigner.
L’ensemble de la composition dégage une atmosphère de solennité et dintrospection. L’absence de contact visuel entre les deux personnages laisse entrevoir une distance émotionnelle, voire une certaine tension. La posture de la femme, repliée sur elle-même, suggère une forme de confinement, tandis que le regard absent de lhomme peut évoquer une contemplation amère. Le choix des couleurs, avec le rouge intense de la robe contrastant avec le vert sombre du fond, renforce l’impression d’une scène à la fois élégante et mélancolique.
Le tableau semble moins chercher à célébrer un couple que plutôt à explorer les subtilités des relations humaines, les non-dits et les silences qui peuvent tisser le quotidien. On ressent une sorte de fragilité et dincommunicabilité, une distance palpable entre les deux figures. L’œuvre invite à une réflexion sur la solitude et l’isolement, même au sein de la vie conjugale.