Résumé de « Pascal » de Dmitry Merezhkovsky
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Ce livre est une réflexion religieuse et philosophique sur le destin d’un grand scientifique. Écrit en 1931, il retrace en détail le conflit spirituel intérieur de Blaise Pascal, au-delà des dogmes catholiques rigides, et révèle sa difficile transition de la science exacte à une profonde expérience mystique.
tourbillon religieux
Au XVIIe siècle, la France était le théâtre d’une intense lutte de mouvements. Les théologiens Cornelius Jansenius et Jean du Vergier s’efforçaient de restaurer le christianisme primitif, s’appuyant sur les œuvres de saint Augustin. Jansenius consacra trente ans à la rédaction d’un ouvrage contre l’hérésie de Pélage. Ce dernier niait le péché originel, croyant en l’innocence naturelle de l’homme. Pour Jansenius, la disparition du péché originel impliquait l’abolition du sacrifice de la croix. Le monastère de Port-Royal, dans la vallée marécageuse de Chevreuse, devint le centre spirituel des Rénovationnistes. La jeune abbesse, Angélique Arnauld, y rétablit la règle de saint Benoît. Elle refusa même d’ouvrir les portes du monastère à son propre père. Port-Royal attira des penseurs fatigués, des nobles et des paysans. Les aristocrates se livraient à de lourds travaux manuels, asséchaient les marais et se livraient à des conversations érudites.
La naissance d’un génie
Blaise Pascal naquit le 19 juin 1623 à Clermont, en Auvergne. Dans sa petite enfance, il frôla la mort. Une rumeur locale accusait une sorcière d’être responsable de sa maladie. Étienne Pascal, son père, contraignit la femme à transférer le sort à un chat noir. La mère de Blaise mourut prématurément. La famille s’installa à Paris. À douze ans, le jeune garçon fit preuve d’une intelligence géométrique remarquable. Avec un morceau de charbon posé à même le sol, il démontra seul le théorème d’Euclide sur la somme des angles d’un triangle.
À seize ans, le jeune homme rédigea un traité sur les sections coniques. Il formula un théorème sur l’hexagramme mystique. Plus tard, Pascal inventa une machine à calculer mécanique. Cet appareil, doté de roues de cuivre, était destiné à aider son père à calculer les impôts. Le jeune inventeur se disputa âprement l’invention de cette machine avec un horloger de Rouen. Cette confrontation entraîna une grave maladie. Ses jambes se bloquaient par moments, et une paralysie partielle s’installa.
Le traitement réunit la famille Pascal et les frères Deschamps. Les chiropraticiens prêchent les enseignements évangéliques rigoureux des jansénistes. Pascal embrasse la nouvelle foi. Rongé par la jalousie, le néophyte accuse le vieux moine franciscain Saint-Ange d’hérésie. L’esprit de Blaise est toujours avide de triomphes scientifiques. Avec son gendre, Florent Perrier, il organise une expérience sur le Puy-de-Dôme. Des expériences avec des tubes à mercure prouvent l’existence de la pression atmosphérique. Le scientifique surmonte la peur du vide qui régnait en physique depuis Aristote. Il crée une presse hydraulique, établissant ainsi les lois de l’hydrostatique. René Descartes envie le succès de son jeune collègue et l’accuse de plagiat.
Illusions séculières et la Nuit du Feu
Après la mort d’Étienne Pascal, son fils rédige une lettre de consolation laconique. Blaise refuse de donner à sa jeune sœur Jacqueline sa part d’héritage pour la fondation d’un monastère. Il finit par céder, mais le ressentiment persiste. Le jeune lettré se plonge dans la vie mondaine et se lie d’amitié avec le duc de Roannez. Dans les salons, il converse avec de belles femmes, joue aux cartes et écrit des textes sur les passions amoureuses. Le chevalier de Méré, libre penseur, lui enseigne l’élégance et les bonnes manières. Le sceptique Miton lui fait découvrir les profondeurs du désenchantement humain.
Jacqueline prononce ses vœux monastiques sous le nom de sœur Euphémie. Son frère ressent un profond vide intérieur. Le 24 novembre 1654, un tournant spirituel survient. Pascal vit deux heures d’illumination mystique. Il voit le feu et entend la voix de Dieu. Il nomme le texte écrit sur parchemin « Mémorial ». Le penseur coud ce document dans la doublure de son pourpoint.
Combat mortel
Pascal se retire à Port-Royal. Lors d’une conversation avec l’abbé de Sacy, il examine la philosophie d’Épictète et de Montaigne. Les deux courants semblent lui convenir. Le conflit théologique avec les Jésuites s’intensifie. Pascal reprend la plume. Sous le pseudonyme de Louis de Montalt, il publie des lettres au provincial. L’auteur s’attaque avec sarcasme à la casuistique. Les Jésuites toléraient les duels et la tromperie, trouvant des excuses aux péchés. Les autorités persécutent les imprimeurs et les menacent d’emprisonnement. Les Jésuites ignorent qu’un publiciste dangereux habite juste en face de leur école, sous l’enseigne « Roi David ».
Le 24 mars 1656, le miracle de l’épine sacrée se produit. Un reliquaire de cristal contenant une épine de la couronne du Christ guérit l’œil de Marguerite Perrier, nièce de Pascal. L’auteur y voit la confirmation directe de ses convictions. Le Conseil royal exige des religieuses de Port-Royal qu’elles prêtent serment de dénonciation des thèses de Jansen. Jacqueline signe le document dans une douleur atroce et s’effondre aussitôt, accablée de chagrin. Pascal refuse tout compromis. Lors d’une réunion de ses partisans, il s’effondre à son tour, terrassé par le chagrin.
Le scientifique retourne à la science pour la dernière fois. Souffrant d’un mal de dents, il résout le problème de la cycloïde. Pascal annonce un concours de mathématiques, se dispute avec les participants au sujet du prix et abandonne la géométrie pour toujours.
Pensées concernant une personne
L’œuvre majeure du penseur émerge par fragments décousus. Les médecins lui interdisent de lire et d’écrire. Le patient griffonne des mots sur des bouts de papier. Ses amis appelleront ces gribouillis « Pensées ». Le texte s’adresse aux peuples du monde. L’homme se révèle comme un monstre, le chaos, un roseau pensant. La plus grande tragédie se dissimule derrière l’agitation, les danses et les cérémonies de la cour. Le peuple se réfugie dans les divertissements, se cachant les yeux devant le précipice.
L’auteur rejette le rationalisme de Descartes. La véritable compréhension du Créateur passe par le sens de la volonté. L’homme fait l’expérience de Dieu avec son cœur. Le Penseur propose l’idée d’un pari. En choisissant la foi, le mortel engage sa vie finie pour la félicité infinie. Pascal distingue trois ordres d’existence. Le monde corporel, le domaine de l’intellect et le domaine de la miséricorde ne se recoupent pas. Les contraires ne se réconcilient que dans l’amour suprême.
Le bout de la route
La maladie de Pascal atteint son stade terminal. Il porte une ceinture de clous, punissant son corps pour ses moments d’orgueil. Il donne de l’argent aux mendiants et sauve une jeune villageoise de la rue. Il repousse brutalement sœur Gilberte, considérant l’affection humaine comme un vol de l’amour de Dieu. Le mourant exige d’être transféré dans un hôpital pour indigents. Les médecins le rassurent avec de faux espoirs de guérison. Le 19 août 1662, un prêtre lui administre la dernière communion. Le mourant prononce : «Que Dieu ne m’abandonne jamais.» Le Penseur s’éteint paisiblement. Son masque mortuaire révèle une expression d’une paix surnaturelle.
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