Un résumé de la « Petite Grammaire » de Donatus Aelius
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Cet ouvrage d’Aelius Donatus, écrit au IVe siècle après J.-C., est un guide fondamental de la langue latine, structuré comme un catéchisme – un dialogue de questions et réponses. Sa principale caractéristique réside dans sa structure rigoureuse et son approche didactique : le texte divise la langue en huit parties du discours, en définissant successivement chacune d’elles et en énumérant leurs attributs grammaticaux avec des exemples précis de déclinaisons et de conjugaisons.
Bien que le concept de prix littéraires n’existât pas dans l’Antiquité et au début du Moyen Âge, ce manuel acquit un statut historique exceptionnel, devenant le manuel de latin de référence en Europe pendant plus de mille ans. Le nom de l’auteur devint célèbre : pendant longtemps, tout manuel de grammaire était simplement appelé « Donatus ».
Les parties du discours et le nom
Le traité s’ouvre sur une liste de huit parties du discours : nom ) nomen ), pronom ) pronomen ), verbe ) verbum ), adverbe ) adverbium ), participe ) participium ), conjonction ) coniunctio ), préposition ) praepositio ) et interjection ) interiectio ).
L’auteur entame une analyse détaillée par le nom . Donatus définit le nom comme une partie du discours désignant un objet ou un phénomène (individuellement ou comme concept général) et possédant la catégorie du cas. Six caractéristiques sont attribuées au nom. La qualité ) qualitas ) distingue les noms propres et les noms communs. La comparaison ) comparatio ) se décline en trois degrés : positif ) dictus ), comparatif ) dictior ) et superlatif ) doctissimus ). Il est précisé que seuls les noms communs exprimant une qualité ou une quantité sont sujets à comparaison. Une règle syntaxique est donnée : le comparatif requiert l’ablatif, et le superlatif requiert le génitif pluriel.
Ensuite, on considère le genre ) genus). On distingue quatre genres principaux : masculin ) hic magister ), féminin ) haec musa ), neutre ) hoc scamnum ) et commun ) hic et haec sacerdos ). De plus, un genre « simple » est mentionné pour les trois ) felix ) et épicène (mixte), par exemple passer (moineau) ou aquila (aigle). Le nombre ) numerus ) est singulier et pluriel. La forme ) figura ) est simple ) decens ) ou composée ) indecens ). Il existe six cas ) casus ) : nominatif, génitif, datif, accusatif, vocatif et ablatif.
Donat fournit des paradigmes de déclinaison complets pour des échantillons de différents genres :
- Genre masculin ) magister );
- Genre féminin ) Musa ) ;
- Genre neutre ) scamnum );
- Genre commun ) sacerdos );
- Adjectif de genre «unique» ) félix ).
Cette section se termine par les règles de formation des terminaisons du génitif pluriel. Si l’ablatif singulier se termine par -a ou -o, le génitif prend la terminaison -rum . S’il se termine par -e , -i ou -u , des variations sont possibles : -e bref donne -um , -rum long , -i devient -ium et -u devient -uum .
Pronom
Un pronom est un mot qui remplace un nom et qui désigne parfois une personne. Il possède six attributs : la qualité, le genre, le nombre, la forme, la personne et le cas. La qualité distingue les pronoms définis (qui désignent une personne, comme « ego » ) et les pronoms indéfinis (qui ne désignent pas une personne, comme « quis »).
Le texte décrit en détail la déclinaison de différents types de pronoms dans six cas :
- Personnel : première personne ) ego/nos ), deuxième personne ) tu/vos ).
- Troisième personne : ille (masculin), illa (féminin), illud (neutre).
- Moins précis : ipse, ipsa, ipsum .
- Démonstratifs : iste, ista, istud et hic, haec, hoc .
- Relatif (subjonctif) : est, ea, id .
- Indéfini : quis, quae, quod .
- Possessif : meus, tuus, suus (change selon le nombre et le genre), ainsi que noster et vester .
La section se termine par une liste de pronoms composés tels que egomet , tute , quisquis .
Verbe
Un verbe est une partie du discours qui exprime une action, une souffrance ou une situation intermédiaire. Il possède les catégories du temps et de la personne, mais pas de cas. Un verbe a sept caractéristiques. Sa qualité s’exprime par les modes (indicatif, impératif, optatif, subjonctif, indéfini, impersonnel) et les formes de sens (perfectif, méditatif, fréquentatif, inchoatif).
Il existe trois conjugaisons ) coniugatio ), distinguées par la voyelle à la deuxième personne du singulier du présent : première ) -a ), deuxième ) -e ), troisième ) -i ). Il existe cinq voix ) genus ) :
- Actif : se termine par -o , devient passif lorsqu’on ajoute -r ) lego ).
- Passif : se termine par -r, devient actif ) legor ) lorsqu’il est supprimé.
- Neutre : se termine par -o , mais ne forme pas de forme passive en -r ) curro ).
- Loquor : a une forme passive se terminant par -r , mais pas de paire active ) loquor ).
- Général : se termine par -r mais a à la fois des significations de voix active et passive ) osculor ).
Les temps sont divisés en trois principaux (présent, passé, futur), mais lorsqu’ils sont conjugués, il y en a cinq : le présent, le passé simple (imparfait), le passé composé (passé composé), le passé antérieur (plus-que-parfait) et le futur.
Donat propose un modèle complet pour la conjugaison du verbe lego (voix active) et legor (voix passive) à travers toutes les personnes, tous les nombres, tous les temps et tous les modes.
- Voix active : de lego/legis au présent à legam/leges dans le futur, en passant par les modes optatif ) utinam legerem ) et subjonctif ) cum legam ). Les gérondifs ) legedi ) et les participes ) legens, lectures ) sont également indiqués.
- Voix passive : du legor/legeris au présent aux formes complexes parfaites ) lectus sum ) et plus-que-parfaites ) lectus eram ).
Il est précisé que les verbes à la voix moyenne se conjuguent à la voix active, tandis que les verbes déférents et communs se conjuguent à la voix passive.
Adverbe
Un adverbe est un mot qui complète un verbe. Il possède trois attributs : le sens, la comparaison et la forme. Le sens permet de classer les adverbes en différentes catégories : lieu ) hic ), temps ) hodie ), nombre ) semel ), négation ) non ), affirmation, désir, ordre, question, etc.
Les adverbes se comparent de la même manière que les noms (positif, comparatif, superlatif). Ils ont des formes simples ) docte ) et composées ) indocte ). Une attention particulière est portée aux adverbes de lieu, qui distinguent le fait de rester ) intus ), le fait de quitter un lieu et le fait d’y entrer ) intro ).
Communion
Le participe est une catégorie grammaticale hybride : il emprunte le genre et le cas au nom, le temps et le sens au verbe, ainsi que le nombre et la forme aux deux. Il existe quatre genres (dont le participe commun) et six cas. Il existe trois temps : le présent ) legens ), le passé ) lectus ) et le futur ) lecturus, legendus ).
L’auteur illustre la déclinaison de quatre types de participes :
- Du verbe actif (présent) : legens (décliné comme le nom felix ).
- Du verbe actif (futur) : lecturus, -a, -um .
- Du verbe passif (passé) : lectus, -a, -um .
- Du verbe passif (futur) : legendus, -a, -um .
Union
Une conjonction relie des éléments d’une phrase. Elle possède un sens, une forme et une catégorie. Les conjonctions sont divisées en cinq types selon leur sens :
- Connexion ) et, atque ).
- Séparateurs ) aut, vel ).
- Supplémentaire ) quidem, autem ).
- Causal ) si, nam, sed ).
- Final ) itaque, ergo ).
Selon leur catégorie, les conjonctions sont prépositionnelles (placées au début), préfixées (postpositionnelles, comme que ) et générales.
Prétexte
Une préposition se place avant d’autres mots, en modifiant leur sens. Sa seule caractéristique est le cas (accusatif ou ablatif). Donatus en donne la liste :
- Prépositions avec l’accusatif : ad, apud, ante , etc. Des exemples sont donnés ) ad patrem ).
- Prépositions avec ablatif : a, ab, cum, ex et autres ) a domo ).
- Prépositions avec les deux cas : in, sub, super, subter .
La règle du double contrôle est expliquée : « in » et « sub » requièrent l’accusatif lorsqu’ils indiquent un mouvement (« où aller ? ») et l’ablatif lorsqu’ils indiquent un lieu (« où aller ? »). La préposition « super » avec un accusatif peut signifier « contre », tandis que « subter » suit les règles de mouvement et de lieu. Les préfixes prépositionnels inséparables ) « di », « dis », « re » ), utilisés uniquement comme partie intégrante de mots, sont également mentionnés.
Interjection
Le traité se conclut par une description de l’interjection, une partie du discours qui exprime un état d’esprit par une exclamation involontaire. Sa seule caractéristique est sa valeur émotionnelle. « Par son intermédiaire, nous exprimons la joie, par exemple *euax*, la tristesse, par exemple *heu*, la surprise, par exemple *papae*, la peur, par exemple *attat*, et d’autres sentiments semblables. »
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