« Le matin approche » de Sergueï Loukianenko, résumé
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Ce livre est le dernier tome d’une duologie fantastique parue en 2000. L’intrigue se déroule dans une réalité alternative où l’Empire romain a survécu et où le Rédempteur n’est pas mort sur la croix. La principale différence réside dans l’absence de fer libre. Tout le métal est précieusement conservé dans un royaume magique : le Froid. Seul le Verbe Primordial permet de le récupérer.
L’ouvrage a été largement salué par les lecteurs et la critique. Faisant partie d’un diptyque, le roman a remporté le prestigieux Prix russe de science-fiction du meilleur roman de science-fiction.
Prisonnier de la Ville Sainte
Ilmar se réveille dans les cachots d’Urbis. Julius, le chef de l’Église, l’interroge sur le prince Marcus, en fuite. Le beau-fils de Dieu accuse Ilmar d’aider le faux messie. Julius le condamne à la prison à vie dans un sac de pierre pour ses péchés contre le ciel. Nu dans sa cellule glacée, Ilmar lutte contre le désespoir et le froid. Le salut arrive inopinément : le jeune fils du geôlier Jens tombe dans une fosse et se cogne la tête avec une pomme. Ilmar ligote l’adolescent et oblige Jens à l’aider à s’évader. Le moine, las de sa vie austère sous terre, accepte. Les fugitifs assomment le cuisinier, Pierre, revêtent des soutanes et quittent sains et saufs la Ville sainte.
Rechercher des alliés
Ilmar et l’ancien gardien Jens voyagent en diligence jusqu’à Lyon. Le voleur gagne de l’argent aux cartes auprès d’autres voyageurs, ce qui leur permet de financer leur voyage. Ils arrivent chez le médecin retraité Jean de Bagdad, qui héberge le célèbre aviateur Antoine. Les amis s’interrogent longuement sur la nature des pouvoirs de Marcus. Le vieux médecin affirme que le jeune détenteur du Verbe Primordial se rendra inévitablement en Judée, en traversant les terres de Pannonie, à la recherche de sa véritable destinée. Les héros décident de se séparer par mesure de sécurité. Ilmar et le vieil aviateur Antoine se déguisent en marchands juifs, Isaïe et Salomon, puis se rendent dans la ville hongroise d’Aquinicum pour intercepter Marcus.
Réunion à Aquinicum
Dans une auberge en bord de route, les aspirants juifs rencontrent l’évêque Gérard le Porteur de Lumière. Gérard met à l’épreuve leur connaissance de la parabole du figuier stérile, reconnaît le célèbre voleur, mais décide de se joindre au groupe. Cet évêque libre penseur souhaite découvrir par lui-même la véritable nature du prince fugitif. À Aquinicum, Gérard guérit miraculeusement le jeune Pierre du cancer. Reconnaissant, Pierre devient leur guide secret. Les héros retrouvent Marcus, Arnold, Louise et Hélène aux bains de soufre de Rudas. Le voleur parvient à sauver Marcus de la trahison de son cousin Arnold. Ilmar utilise un tablier de bain mouillé comme un fouet, se frayant un chemin à travers une foule de Magyars, tandis que le puissant Arnold disperse ses ennemis.
Ligne de métro
Les forces combinées sont contraintes de quitter Aquinicum en urgence. L’État et le Khanat russe coordonnent leurs efforts pour capturer les fugitifs. L’espion Farid Komarov propose de guider les hommes à travers les anciennes catacombes sous le théâtre local. Le groupe descend dans l’obscurité. La terreur des ténèbres contraint le garde de l’évêque, Remy, à rebrousser chemin. Les soldats restants rampent dans un labyrinthe d’argile glissante, endurant avec courage les épreuves. Bientôt, des sapeurs de l’armée commencent à faire sauter les mines souterraines, tentant de sceller les passages à la dynamite. Un éboulement immobilise Ilmar. Marcus utilise le Verbe Primordial et projette un énorme rocher dans le Froid, démontrant une puissance incroyable et sauvant le voleur.
Franchir la ligne
Les héros émergent à la surface, juste à l’extérieur de la frontière ottomane. L’escouade se retrouve encerclée par des avant-postes militaires. Ilmar neutralise les cuisiniers de la cuisine de campagne et s’empare d’une corde. Helen corrompt un sergent cupide avec cinq mille marks d’acier, obtenus grâce au Verbe. Le sergent transporte les fugitifs à travers les patrouilles, dans une charrette dissimulée sous une bâche. Près de la frontière, Marcus utilise le pouvoir du Verbe pour détruire les miradors de la Garde Souveraine et des janissaires ottomans. Une sanglante escarmouche de cavalerie éclate entre les gardes-frontières désorientés. Profitant du chaos de la bataille, l’escouade pénètre furtivement en territoire ennemi.
Vol à travers des pays étrangers
Dans l’Empire ottoman, les fugitifs se fondent dans la foule des pèlerins. Ils se dirigent vers la ville de Craiova. En chemin, Ilmar s’engage dans de longs débats avec l’espion russe Komarov sur la nature du bien et du mal. Farid tente de convaincre le voleur de l’existence d’un démon intérieur qui tente sans cesse les gens. Au caravansérail, le groupe retrouve Jean et Jens. Antoine partage avec Ilmar des paraboles philosophiques sur la différence entre la joie éphémère et le vrai bonheur. À Craiova, les héros remarquent des affiches à leur effigie placardées partout. Les Ottomans se préparent à livrer les fugitifs à l’Empire à la première demande des autorités.
Bataille dans le ciel
Les héros engagent des chauffeurs de taxi et s’introduisent par effraction sur l’aérodrome local. Arnold, Louis le garde et Gérard dispersent les ouvriers près des hangars. L’escouade s’empare de deux planeurs « Faucon chinois de l’Empire Céleste » équipés de propulseurs à fusée. Encerclés par des soldats qui avancent, les fugitifs se préparent à une mort certaine. À la demande d’Ilmar, Marcus récupère un fusil à tir rapide dans le Froid, où le défunt Seigneur Hamon l’avait caché. Arnold couvre le décollage avec les tirs du canon brûlant. Helen pilote habilement le premier planeur. Antoine prend les commandes du second. Les fugitifs décollent et mettent le cap au sud, disparaissant dans les nuages de pluie.
Tomber dans la mer
Les planeurs, à court de carburant, s’épuisent au-dessus de la Méditerranée. Les fusibles chinois, incompatibles avec les appareils fournis par le gouvernement, sont remplacés par des connecteurs différents. Les planeurs s’écrasent dans les vagues déchaînées. Antoine, pilote chevronné, avoue ne pas savoir nager, mais Ilmar parvient à le sortir du cockpit qui coule. Soudain, une neuvième vague colossale apparaît à l’horizon, menaçant d’engloutir les hommes qui se débattent dans l’eau. Marcus utilise à nouveau le Verbe et arrache un énorme bloc d’eau à la vague mortelle. Les rescapés sont recueillis par une goélette de pêche juive. Le capitaine Avrom-Ber Admoni reconnaît en le garçon le messie attendu et rejoint l’équipage.
Arrivée en Judée
Les fugitifs débarquent clandestinement sur la côte de Judée, évitant le port de Haïfa, envahi par les troupes étrangères. Les héros atteignent la colline sacrée près de Megiddo, où le Premier Rédempteur décida jadis du destin de l’humanité. En chemin, Ilmar médite sur le poids d’un pouvoir illimité. La nuit venue, le voleur s’entretient avec un inconnu invisible dont les conseils, d’un pragmatisme et d’un calcul froids, sont terrifiants. Marcus se prépare à faire son choix final, tandis que les armées coalisées de l’État et de la Russie encerclent la colline. Les douze compagnons, figés, attendent avec une angoisse palpable un miracle.
Le Choix du Messie
À l’aube, des régiments de Gilets Gris et de grenadiers russes se rassemblent au pied de la colline. Les soldats sont déterminés à capturer le prince à tout prix. Marcus rejette catégoriquement la voie de l’éveil spirituel. Le jeune homme déchaîne alors l’immense puissance du Verbe Primordial et déchaîne une pluie de fer sans précédent sur le peuple. Toutes les armes, machines, l’or et l’acier, dissimulés depuis des siècles, tombent du ciel en abondance, forçant les deux armées à plier le genou. Marcus se proclame arbitrairement roi de la Terre. Le jeune homme est prêt à imposer la paix universelle et la prospérité absolue grâce à la puissance de ses richesses illimitées. Aveuglés par la grandeur de ce miracle, ses compagnons le reconnaissent avec enthousiasme comme leur véritable souverain.
Le bout de la route
Ilmar, horrifié, comprend l’horrible vérité. Marcus a succombé à la tentation de la permissivité et choisi le destin du Tentateur. Un royaume terrestre bâti sur l’abondance du fer et la brutalité de la coercition n’apportera jamais le vrai bonheur à l’humanité. Le voleur refuse catégoriquement de suivre le nouveau maître, murmurant silencieusement : « Adieu. » Ilmar se sépare de ses amis, abasourdis par le miracle, qui suivent docilement Marcus. Le héros reste seul sur une colline aride, recouverte d’un épais sable ferrugineux. Trois jours plus tard, épuisé, le vagabond atteint les rives lumineuses du lac de Génésareth, espérant y trouver son chemin vers la lumière.
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