Andromaque d’Euripide, résumé
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La tragédie « Andromaque » fut écrite par le grand dramaturge grec antique Euripide, vraisemblablement au début de la guerre du Péloponnèse, vers 425 av. J.-C. La caractéristique la plus marquante de la pièce est sa position résolument anti-spartiate, manifeste dans le portrait extrêmement peu flatteur des héros spartiates Ménélas et Hermione, reflétant les sentiments politiques des Athéniens de l’époque. L’intrigue de cette tragédie inspira à Jean Racine sa pièce éponyme, considérée comme un chef-d’œuvre du classicisme français et qui continue de connaître un vif succès sur les scènes du monde entier.
Exposition : La prière à l’autel
L’action se déroule à Phthie, devant le palais de Néoptolème (fils d’Achille) et le sanctuaire de la déesse marine Thétis. Andromaque, veuve du héros troyen Hector, cherche refuge à l’autel. Après la chute de Troie et la mort de son premier fils, Astyanax, précipité du haut des remparts par les Grecs, elle devint l’esclave de Néoptolème. En captivité, elle donna naissance à un fils pour son nouveau maître. Cependant, la situation d’Andromaque se détériora brutalement après le mariage officiel de Néoptolème avec la princesse spartiate Hermione, fille de Ménélas et d’Hélène.
Hermione, sans enfant, attribue son malheur à une esclave rivale. Elle est persuadée qu’Andromaque a eu recours à la sorcellerie pour la rendre stérile et prendre sa place d’épouse légitime. Profitant de l’absence de son mari, parti à Delphes expier sa faute devant Apollon (il avait auparavant exigé avec audace des explications du dieu concernant la mort de son père), Hermione, avec le soutien du père de Ménélas, venu de Sparte, projette de tuer Andromaque et son enfant. Pour sauver son fils, Andromaque le confie secrètement à des étrangers et se réfugie dans le temple de Thétis.
Agon : Le choc des rivaux
Hermione apparaît, parée de somptueux bijoux en or. Une violente joute verbale éclate entre les deux femmes. La Spartiate accuse la Troyenne de débauche barbare, affirmant que l’inceste et la polygamie sont monnaie courante chez les barbares. Elle exige qu’Andromaque quitte le temple, la menaçant de l’en expulser.
Andromaque répond avec dignité que les échecs d’Hermione ne sont pas dus à la sorcellerie, mais à sa propre nature vile. Elle reproche à la jeune reine son orgueil démesuré pour la richesse de Sparte et ses reproches constants envers son époux pour la pauvreté de Phthia, au lieu de gagner son amour par l’humilité. Andromaque conseille à sa rivale de ne pas imiter sa mère dissolue, Hélène, mais Hermione reste sourde à toute raison et s’en va, promettant de trouver un moyen d’attirer sa victime hors du sanctuaire.
La ruse de Ménélas
Peu après, Ménélas apparaît, tenant par la main le fils qu’Andromaque vient de découvrir. Le roi spartiate lance à l’esclave un ultimatum cruel : soit elle quitte l’autel sacré et accepte l’exécution, soit l’enfant sera mis à mort sous ses yeux. Andromaque, furieuse, profère un discours indigné, dénonçant la bassesse de Ménélas qui, en tant que chef des Grecs, s’en prend à une femme sans défense. Elle avertit que tuer l’enfant attirera la colère de Néoptolème sur Sparte.
Confrontée à un choix insoutenable, Andromaque décide de se sacrifier pour sauver son fils. Elle quitte l’autel et se livre aux bourreaux. Mais Ménélas, perfide, renie sa parole. S’emparant d’Andromaque, il déclare qu’il décidera de son sort et de celui du garçon, sa fille Hermione. Andromaque maudit la trahison des Spartiates, les traitant de «maîtres du mensonge». Tous deux, la mère et le fils, sont ligotés et préparés à la mort.
L’intervention de Pélée
Alors que les malheureux sont conduits à l’échafaud, le vieux Pélée, père d’Achille et grand-père de Néoptolème, apparaît. Apprenant l’injustice commise, le vieillard intervient avec fermeté. Il ordonne à ses serviteurs de délier les mains d’Andromaque. Ménélas tente de s’y opposer, mais se heurte à une violente réprimande.
Pélée déverse un flot d’insultes sur le Spartiate, le traitant de lâche qui n’a jamais été égratigné à la guerre. Il accuse Ménélas d’avoir tué de nombreux Grecs pour son épouse adultère, Hélène, qui aurait dû être exécutée plutôt que renvoyée. Le vieil homme affirme également que la stérilité d’Hermione est une punition pour sa nature perverse, et qu’un fils illégitime d’une mère vertueuse vaut mieux que les enfants légitimes d’une femme vile.
Accablé par la pression du vieil homme et refusant le combat ouvert, Ménélas bat en retraite. Il déclare devoir retourner d’urgence à Sparte pour pacifier la cité hostile, mais promet de revenir plus tard et d’exiger un rapport de Néoptolème. Pélée libère Andromaque et son fils et les prend sous sa protection.
L’évasion d’Hermione
Après le départ de son père et l’échec de son plan de vengeance, Hermione est prise de panique. Elle comprend qu’avec le retour de son mari, elle risque l’exil ou la mort pour avoir tenté de tuer sa concubine et son fils. Désespérée, elle tente de se suicider, se précipitant d’abord vers l’épée puis hors du palais, mais la nourrice la retient.
À ce moment, Oreste, fils d’Agamemnon, arrive. Il se rend à l’oracle de Zeus à Dodone et a décidé de s’enquérir du sort de sa cousine. Hermione se jette à ses pieds, le suppliant de l’arracher à Phthia. Elle regrette d’avoir cédé à de mauvais conseils et à la jalousie.
Oreste révèle qu’il est venu pour une raison bien précise. Il lui rappelle qu’Hermione lui avait été promise en mariage avant la guerre de Troie, mais que Ménélas avait trahi sa promesse pour Néoptolème. Maintenant que la situation d’Hermione est précaire, Oreste est prêt à la prendre. De plus, il dévoile un plan sinistre : Néoptolème ne reviendra jamais. Oreste a déjà tissé une toile d’intrigues contre lui à Delphes, accusant le fils d’Achille de vouloir piller le temple d’Apollon. Hermione et Oreste fuient Phthie.
La mort de Néoptolème
Peu après, un messager arrive à Pélée avec des nouvelles tragiques de Delphes. Il décrit en détail la mort de Néoptolème. Lorsque le fils d’Achille est venu au temple prier et expier son insolence passée, Oreste s’est mis à dos les habitants en répandant des rumeurs de sacrilège imminent.
Alors que Néoptolème offrait des libations aux dieux, il fut pris en embuscade par une foule armée. Dépourvu d’armure, le héros se protégea avec un bouclier et combattit vaillamment, se repliant sur l’autel. Il cria à ses agresseurs, leur demandant pourquoi ils le tuaient, mais ne reçut pour toute réponse qu’une pluie de pierres et de flèches. Finalement, le héros blessé succomba sous le coup de l’épée de Delphes (le texte laisse entendre l’intervention invisible d’Apollon lui-même ou de ses prêtres, incités par Oreste). Le corps de Néoptolème fut jeté hors du temple, mais ses compagnons le ramassèrent et le ramenèrent chez eux.
La Lamentation et l’Apparition de la Déesse
Le corps de Néoptolème est porté sur scène. Le vieux Pélée pleure son petit-fils, la perte de son unique héritier et la ruine de sa famille. Désespéré, il s’arrache les cheveux et maudit le mariage qui a ruiné sa maison.
À la fin de la tragédie, la déesse Thétis, épouse de Pélée, apparaît dans le ciel. Elle console le vieillard et lui annonce la volonté du destin. Le corps de Néoptolème doit être inhumé à Delphes, afin que son tombeau serve de reproche éternel aux habitants de la cité sainte pour le meurtre qu’il a commis. Andromaque doit se rendre au pays des Molosses et épouser Hélénus (frère d’Hector) ; leur fils, né de son union avec Néoptolème, fondera la dynastie des rois molosses, et ainsi la lignée d’Achille ne sera pas interrompue.
La déesse accorde l’immortalité à Pélée. Après sa mort, il rejoindra les palais côtiers de Nérée et vivra éternellement auprès de son épouse divine. Il pourra également revoir son fils Achille, qui réside sur l’Île des Bienheureux.
Pélée se soumet à la volonté des dieux, reconnaissant la futilité des projets humains face aux puissances supérieures. Le chœur conclut la tragédie par une réflexion sur l’imprévisibilité de la providence divine : « Les puissances divines se manifestent de mille façons, elles décident souvent de choses contraires à nos attentes : ce que l’on croyait certain ne se réalise pas, et les dieux trouvent des voies pour l’inattendu ; telle est notre expérience. »
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