Les « Catégories » d’Aristote, un résumé
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« Catégories » est un traité philosophique fondamental écrit par Aristote au IVe siècle avant J.-C., constituant la première partie de l’« Organon ». Cet ouvrage a posé les fondements de la logique et de l’ontologie, proposant un système de classification de toutes choses et des manières d’en parler, ce qui a déterminé l’orientation du développement de la pensée philosophique européenne pour les millénaires à venir .
Le texte débute par des définitions linguistiques et logiques nécessaires à la poursuite de l’analyse. Aristote distingue trois types de relations entre le nom et l’essence d’un objet. Les homonymes sont des choses qui partagent un nom commun mais dont l’essence est différente. Par exemple, le mot « être vivant » (dzoon) peut désigner aussi bien une personne réelle qu’une image peinte, or la nature de leur être est fondamentalement différente.
Le philosophe qualifie de synonymes les objets qui partagent à la fois le même nom et la même définition de leur essence. Un être humain et un bœuf sont appelés «êtres vivants» au même sens, puisque la définition de l’animalité s’applique aux deux. Les objets paronymes sont ceux qui tirent leur nom d’un autre nom avec une terminaison différente, comme «grammairien» de «grammaire» ou «courageux» de «courage».
La structure des énoncés et la classification des êtres
Le philosophe établit une distinction entre ce qui est dit en relation (énoncés complexes comme «un homme court») et ce qui est dit sans relation (termes séparés : « homme », « court »). La vérité ou la fausseté n’est inhérente qu’aux énoncés en relation.
Ensuite, une classification des êtres est introduite sur la base de deux critères : « être dit du sujet » et « être dans le sujet ». « Être dans le sujet » désigne ce qui ne fait pas partie de l’objet mais ne peut exister séparément de lui.
- On parle d’entités universelles, mais on ne les trouve pas (par exemple, «l’homme» en tant qu’espèce est considéré comme une personne individuelle).
- On la trouve, mais elle ne se reflète pas : des propriétés individuelles (une capacité spécifique à lire dans l’âme, une blancheur spécifique dans le corps).
- Elle se reflète et se trouve : propriétés générales (la connaissance est dans l’âme et se reflète dans la capacité de lire).
- Cela ne s’exprime pas et ne se trouve pas : les entités individuelles (cette personne, ce cheval).
Les concepts génériques s’appliquent aux espèces, tandis que les concepts spécifiques s’appliquent aux objets individuels. Les propriétés des genres supérieurs sont transmises aux espèces et aux individus subordonnés, mais les distinctions spécifiques entre différents genres, mutuellement indépendants (comme «être vivant» et «connaissance»), diffèrent.
Dix catégories
Aristote énumère dix catégories auxquelles tout ce qui est dit sans lien apparent se réduit :
- Entité (humain, cheval).
- Quantité (deux coudées de long).
- Qualité (blanc, compétent).
- Rapport (double, supérieur).
- Place (sur la place).
- Heure (hier).
- Position (assis).
- Possession (chaussures).
- Action (coupes).
- Endurance (elle est coupée).
Ces mots, pris isolément, n’affirment rien de vrai ou de faux ; l’affirmation n’apparaît que lorsqu’ils sont combinés.
Essence (Ousia)
L’essence est considérée comme le fondement de tout. Les essences primaires, comme les appelle le philosophe, sont des objets individuels (cet homme, ce bœuf) qui ne sont ni prédiquées de leur sujet, ni contenues en lui. Les essences secondaires sont les espèces et les genres auxquels appartiennent les essences primaires. Une espèce (l’homme) est plus proche de la nature d’une chose qu’un genre (un être vivant), et par conséquent, une espèce est une essence supérieure à un genre.
Tout ce qui n’est pas l’essence première lui est soit prédiqué, soit présent en elle. Sans essences premières, rien ne pourrait exister. La caractéristique distinctive d’une essence est qu’elle ne se trouve pas dans son sujet (bien que les différences entre espèces possèdent également cette propriété).
Les entités n’ont pas d’opposé (il n’existe rien d’opposé à «humain») et ne permettent pas de degrés de comparaison (un humain ne peut être «plus» ou «moins» humain). La principale caractéristique d’une entité est sa capacité, tout en conservant son nombre, à accepter les contraires par le changement. Un même être humain devient tantôt pâle, tantôt sombre, tantôt mauvais, tantôt bon, subissant lui-même une transformation.
Quantité
La quantité se divise en quantités discrètes et continues. Les quantités discrètes comprennent les nombres et la parole (leurs composantes ne partagent pas de frontière commune), tandis que les quantités continues comprennent la ligne, la surface, le corps, le temps et l’espace (leurs composantes se touchent à une frontière). Les quantités diffèrent également par la position relative de leurs composantes : la ligne et le corps ont une position, tandis que le temps et les nombres n’ont qu’un ordre de séquence.
Il n’existe pas d’antonyme à la quantité. Aristote attribue les termes «grand» et «petit» non pas à la quantité, mais à la relation, puisqu’ils impliquent une comparaison. La quantité n’admet pas de degrés (trois ne peut être «plus de trois»). La caractéristique propre à la quantité est la possibilité de qualifier un objet d’égal ou d’inégal.
Corrélé (Relation)
Une relation est ce qui existe en lien avec une autre. Cela inclut des concepts tels que «supérieur», «dual», «état», «perception» et «connaissance». Les relations ont souvent (mais pas toujours) des opposés (vertu – vice) et admettent des degrés (plus ou moins similaires).
Une propriété essentielle d’une relation est la réciprocité (un esclave est l’esclave de son maître, et le maître est le maître de son esclave). En l’absence de réciprocité, la relation est mal définie. Aristote se demande si une entité peut être mise en relation (par exemple, une main est la main de quelqu’un d’autre) et conclut que les parties d’une entité ne constituent pas des relations en soi, car la connaissance d’une entité particulière (cette main) n’implique pas nécessairement la connaissance de la personne à qui elle appartient.
Qualité
La qualité confère aux choses leurs caractéristiques propres. Il existe quatre types de qualité :
- Propriétés et états stables (connaissance, vertu). Les propriétés sont durables et difficiles à modifier.
- Capacités innées (en bonne santé, capable de courir, boxeur).
- Qualités et affects ressentis (douceur, chaleur, couleurs). Ils agissent sur les sens ou résultent d’influences extérieures (rougir de honte).
- Contours et formes (droites, triangulaires).
Les qualités ont des contraires (noir et blanc, justice et injustice) et permettent des degrés de comparaison (plus blanc), à l’exception des formes (un triangle ne peut être plus triangulaire qu’un autre). La caractéristique distinctive d’une qualité est qu’elle détermine si des objets sont semblables ou dissemblables.
Action, souffrance et autres catégories
Les catégories d’action et de souffrance permettent des oppositions (chauffage – refroidissement) et des degrés (chauffage plus intense). La position, le temps, le lieu et la possession sont brièvement mentionnés dans le texte, en référence à leur évidence ou à une analyse antérieure.
Types d’opposition
Aristote analyse en détail quatre manières de s’opposer à un autre :
- En lien avec : double et moitié.
- Les contraires s’opposent : le bien et le mal, le blanc et le noir. Certains contraires n’ont pas de juste milieu (maladie/santé, pair/impair) ou en ont un (blanc/noir – le juste milieu étant le gris).
- Comme la privation et la possession : la vue et la cécité. La privation est l’absence d’un bien là où il devrait naturellement se trouver. Le passage de la possession à la privation est possible, mais l’inverse ne l’est pas.
- Comme l’affirmation et la négation : « il est assis » – « il n’est pas assis ». Sauf que dans ce cas précis, une affirmation est toujours vraie et l’autre toujours fausse.
Contraires et ordre
Le bien s’oppose toujours au mal, mais parfois le mal s’oppose au bien, et parfois à un autre mal (l’excès et le manque sont tous deux mauvais, mais opposés l’un à l’autre). Les contraires appartiennent soit au même genre, soit à des genres opposés, soit constituent des genres à part entière.
Le concept de «précédent» (premier) a cinq significations :
- Par le temps (plus âgé).
- Par l’irréversibilité de l’existence (l’existence d’un n’implique pas l’existence de deux, mais deux impliquent un).
- Dans l’ordre (en sciences ou en discours).
- Par dignité (la meilleure et la plus honorée).
- Par la causalité de la vérité (l’existence de l’homme est la cause de la vérité de l’affirmation «l’homme existe», bien qu’elles soient mutuellement réversibles dans l’être).
« Ensemble » (simultané) est compris comme une coïncidence dans le temps, ou comme des choses qui existent mutuellement de manière réversible, mais qui ne sont pas la cause l’une de l’autre (double et moitié), ou comme des espèces du même genre qui le divisent.
Mouvement et possession
Aristote distingue six types de mouvement :
- Émergence;
- Destruction;
- Augmenter;
- Diminuer;
- Transformation (changement qualitatif) ;
- Déplacement (mouvement dans l’espace).
Le philosophe démontre que la transformation ne se réduit pas à d’autres types de mouvement. Tout mouvement est opposé soit par le repos, soit par un contre-mouvement (la création par l’annihilation, le mouvement ascendant par le mouvement descendant).
Le dernier chapitre du traité examine le concept de « possession ». Ce mot revêt de nombreuses significations : possession d’une qualité (la connaissance), d’une quantité (la taille), de vêtements, d’une partie du corps, du contenu d’un récipient ou d’un bien. Aristote mentionne également la possession d’un conjoint, expliquant que cela signifie la cohabitation. « On pourrait sans doute relever d’autres significations de la possession ; mais je crois que les sens usuels ont été énumérés. »
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