Carl Fredrik Hill – Stonequarry by the River Oise II
Emplacement: National Museum (Nationalmuseum), Stockholm.
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Lœuvre présente une scène de carrières au bord dune rivière, baignée d’une lumière diffuse et changeante. L’œil est immédiatement attiré par la composition dominée par les reliefs terreux et rocheux qui occupent la majeure partie du premier plan. Ces masses sont traitées avec une palette restreinte de tons ocres, gris et bruns, évoquant la matière brute et laspect minéral du lieu. La texture est palpable, obtenue par des touches de pinceau visibles et une application de peinture apparemment spontanée, traduisant une volonté de saisir limpression immédiate du paysage.
Au centre, une route sinueuse descend vers la rivière, offrant une perspective qui guide le regard vers larrière-plan. On distingue des bâtiments modestes, probablement des constructions liées à l’activité de la carrière, nichés au creux du relief. La rivière elle-même, en arrière-plan, est suggérée par des touches légères de bleu et de vert, créant une sensation de distance et de profondeur. Le ciel, couvert de nuages mouvants, apporte une atmosphère changeante et imprévisible.
Un personnage solitaire, à larrière-plan, assis sur une roche, ajoute une dimension humaine à cette scène autrement dénuée dêtres humains. Sa présence, discrète et isolée, invite à la contemplation et soulève des interrogations sur le rôle de lhomme face à la puissance de la nature et à la transformation du paysage.
L’ensemble dégage une impression de mélancolie et de solitude. La lumière, quoique présente, ne réchauffe pas la scène ; elle illumine plutôt les aspérités et les fissures du terrain. La peinture suggère une réflexion sur la transformation de lenvironnement par lactivité humaine, et sur les conséquences de lextraction des ressources naturelles. On peut y lire une interrogation sur le rapport entre l’homme et la nature, une interrogation teintée dune certaine tristesse face à la fragilité du paysage et à la transience de l’existence. Le lieu, bien que témoin dune activité humaine, apparaît finalement comme un espace sauvage et indomptable, où lhomme nest quun observateur passager.