Konstantin Alekseevich Korovin – port of Archangel on the Dvina. 1894
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Au premier plan, le quai animé offre une vue dun port de commerce en plein essor. De nombreux navires, aux mâts chargés, sont amarrés, témoignant dune activité maritime intense. Une pile imposante de billes de bois, soigneusement empilées, domine la partie gauche de la composition, évoquant la richesse naturelle de la région et son exploitation. Des figures humaines, discrètes mais présentes, s’affairent autour du bois et des bateaux : des dockers, des marins, peut-être des commerçants. Leurs silhouettes, souvent réduites à des ombres, contribuent à l’impression d’un labeur acharné et routinier.
Lartiste a employé une palette de couleurs dominée par les gris, les bruns et les ocres, renforçant le sentiment de froideur et daustérité. Quelques touches de rouge, notamment sur la figure de lhomme en arrière-plan, offrent un contraste subtil et attirent l’attention.
L’ensemble dégage une atmosphère de travail et de commerce, mais aussi de solitude et de désolation. On entrevoit une ville lointaine, floue et indistincte, sur la rive opposée, qui rappelle la fragilité de l’existence humaine face à la puissance de la nature et aux exigences du travail. L’espace est ouvert, presque oppressant par sa largeur, et invite à la contemplation de cette activité incessante et de la beauté sombre du paysage. Il y a une certaine mélancolie dans la représentation, une impression de fuite du temps et de la dureté de la vie.