Château de Versailles – Antoine-Jean Gros; supplemented on the sides by Auguste-Hyacinthe Debay -- Battle of the Pyramids, 21 July 1798
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Autour de cette figure, une multitude de soldats, français semble-t-il, s’agitent dans une atmosphère chaotique et intense. Certains sont montés, dautres à pied, tous semblent engagés dans le combat. Lagitation est renforcée par la présence d’armes : sabres levés, fusils pointés, et drapeaux flottant au vent. La palette de couleurs est dominée par des bleus et des bruns, avec des touches de rouge pour les uniformes et le sang, ajoutant à la violence de la scène.
À droite de la composition, on observe un groupe de personnes, probablement des habitants du lieu de la bataille, vêtus de vêtements traditionnels. Leurs expressions, un mélange deffroi et de fascination, suggèrent une perception extérieure de lévénement. Lun d’entre eux, agenouillé, semble offrir quelque chose – un panier peut-être – au personnage à cheval, dans un geste qui pourrait être interprété comme une soumission ou une offrande.
L’arrière-plan est constitué dun paysage désertique, avec les silhouettes imposantes des pyramides dÉgypte qui se dressent au loin. Ces monuments antiques, symboles de civilisation et de pérennité, contrastent avec la violence éphémère du champ de bataille. Leur présence confère à la scène une dimension historique et grandiose, évoquant le poids du passé et la grandeur des empires.
L’ensemble de la composition suggère un message de victoire et de puissance militaire. Cependant, une observation plus attentive révèle également des éléments plus complexes. La violence du combat, les corps à terre, et l’expression de peur sur les visages des personnes à droite, rappellent les conséquences humaines de la guerre et la fragilité de la domination. Loffrande du panier peut être perçue comme une critique implicite de la colonisation et de lexploitation, soulignant les déséquilibres de pouvoir entre le colonisateur et le colonisé. L’œuvre, en somme, ne se limite pas à une simple glorification militaire, mais propose une réflexion plus nuancée sur la guerre, le pouvoir et l’altérité.