"Melpomène" d’Alexandre Devyatov, résumé
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Melpomène est un roman d’Alexandre Devyatov paru en 2023. Publié initialement sur Author.Today le 1er février 2023, il est ensuite apparu sur les plateformes de vente de livres numériques, classé comme roman historique mêlant romance et drame. Dans ce livre, le jeune dramaturge Philippe Lavoine reçoit la commande d’une nouvelle pièce, dont le travail se trouve rapidement perturbé par la pauvreté, l’insomnie et la vision d’une araignée nommée Mélancolie.
Après avoir quitté Calais pour une ville portuaire du Sud, Philippe vit dans une chambre exiguë chez Madame Boche, a du retard dans son loyer et ne peut se consacrer à sa pièce de théâtre, Melancholia. La nuit, une araignée vient le hanter, le narguant, lui rappelant ses échecs et lui insufflant un profond sentiment d’inutilité. Le jour, la situation n’est guère plus réjouissante : pas d’argent, le canari est insupportable, la logeuse réclame son dû et Lavoine s’accroche désespérément à l’espoir que son talent finira par se révéler.
En quête d’une intrigue, il se rend au bord de la mer. Là, il retrouve son amie de longue date, Mélisa Dubois, comédienne qui connaît bien ses faiblesses et ses manies. Puis, aux échecs, il aperçoit Mélanie Marceau. Philippe perd plusieurs parties contre elle, mais la défaite ne fait qu’attiser sa curiosité : le silence de Mélanie, la précision de ses mouvements et sa froide politesse le touchent plus que toute beauté extérieure. Il se souvient encore de sa rupture avec Michèle, la fille du boulanger, et dans ce contexte, cette nouvelle rencontre lui paraît exceptionnelle.
Philippe amène Mélanie à l’Opéra Dramatique, où il la présente à la troupe et tente simultanément de séduire le metteur en scène Gaubert, qui attend depuis longtemps au moins les grandes lignes d’une nouvelle œuvre. Sur le champ, il improvise l’histoire d’une chevalière forte contrainte de se frayer un chemin dans un monde d’hommes. Gaubert accepte, y voyant un succès commercial assuré. Lavoine lui-même interprète ce succès comme un signe : il commence à croire que Mélanie est la muse qu’il cherchait.
De retour chez lui, il écrit rapidement les premières scènes et associe mentalement l’héroïne à Jeanne d’Arc. Ce soir-là, Philippe rencontre Frieda Schlosser, une modeste vestiaire de théâtre qui habite à côté de Mélanie et lui parle de ses admirateurs, notamment le colonel Victor Moreau. Plus tard, Lavoine et Frieda arrivent chez Mélanie, surprennent une conversation à la porte et aperçoivent Moreau qui la courtise avec insistance. Il persuade alors Frieda d’ouvrir la porte de l’appartement de Mélanie et examine secrètement son logement, espérant y déceler sa personnalité à travers ses objets.
Après cette crise, Philippe est au bord du gouffre. La mélancolie le plonge dans une impasse nocturne, et il manque de se suicider avec du poison pour rats volé chez Madame Boche. Son voisin, le docteur Schultz, le sauve en lui donnant des somnifères. Un sommeil profond lui apporte la lucidité qu’il n’avait pas connue depuis longtemps. Dans ce nouvel état, Philippe donne rendez-vous à Mélanie pour une pièce de théâtre, lui promet un rôle pour Frida et, voulant se débarrasser de Victor, pousse la jalouse Mélisa vers Moreau.
L’idylle se mue alors, le temps d’un instant, en une histoire de passion intense. Après Hamlet, Mélanie emmène Philippe hors du théâtre, passe la nuit dans sa chambre, et leur relation devient rapidement permanente. Elle lui apporte une paix intérieure rare et, simultanément, une ferveur créatrice renouvelée. La pièce prend forme, et l’auteur lui-même retrouve une aisance d’écriture qu’il n’avait plus connue depuis longtemps. À la demande de Mélanie, il obtient le rôle principal pour Frida, humiliant ainsi l’arrogant Pierre Cherreau. Frida est soutenue par son cousin Helmut ; Mélanie et Jacques Truffaut l’assistent au sein de la troupe, tandis que Pierre l’accueille avec hostilité.
Le prochain incident concerne un tournoi d’échecs auquel Mélanie souhaite assister à tout prix. Les femmes n’y sont pas admises, et Philippe multiplie les visites dans les bureaux, tentant en vain de corrompre les fonctionnaires. Puis, par l’intermédiaire de Mélisa, il approche Victor Moreau. Le colonel refuse d’abord, se moquant des suffragettes et de Mélanie elle-même, mais finit par céder après avoir entendu le discours passionné de Philippe sur l’amour et le devoir. Pendant ce temps, la mélancolie reprend de l’ampleur : les pilules la calment, mais elles perturbent son écriture, et Lavoine diminue progressivement sa médication.
Le tournant survient brutalement. Dans la rue, Philippe aperçoit le corps de Mélisa, le crâne fracassé, et Victor non loin de là, déjà maîtrisé par les gendarmes. Convaincu d’avoir affaire au meurtrier, Lavoine, fou de rage, fracasse sa machine à écrire sur la tête de Moreau. Il est aussitôt arrêté. En prison, il apprend que l’État a tout intérêt à dissimuler la culpabilité du colonel et à faire de l’écrivain lui-même un bouc émissaire idéal. Gaubert lui rend visite uniquement pour récupérer le manuscrit et lui faire comprendre que Philippe est facilement sacrifié au nom de l’armée et de la réputation du théâtre.
Le coup le plus dur n’est pas la cellule, mais la rupture des liens. Gaubert le renvoie et efface son nom de la pièce. Mélanie ne vient pas et, d’après Frieda, elle penche pour la culpabilité, comme tout le monde le croit. Même Jacques, qui a tenté de lui rendre visite en armure, se révèle impuissant. Seule Frieda le croit vraiment. Une jeune fille nommée Marie apparaît dans la cellule voisine : étrange, infirme, bavarde et liée à un cirque ambulant. Grâce à elle, Philippe entre pour la première fois en contact avec un autre genre de personnes, des personnes que la ville a pris l’habitude de considérer comme des phénomènes de foire et de la racaille.
Cette nuit-là, Aïda, la chef de la troupe du cirque, vient libérer Marie. À la demande de la jeune fille, elle emmène aussi Philippe, malgré le mépris qu’elle lui porte et le soupçonne de meurtre. Lavoine se retrouve ainsi dans un camp de cirque clandestin, hors de la ville. Il y rencontre l’acrobate poilu Daniel, le garçon écailleux René, la gitane Nadia, la Berbère Amalou et d’autres pensionnaires. Parmi eux, il se remet à écrire. Nadia, en étalant des cartes, lui parle du pouvoir de l’orgueil et de l’égoïsme ; Daniel discute avec lui de la fin de la pièce ; Aïda exige un équilibre entre les ténèbres absolues et un doux conte de fées.
Philippe imagine trois fins pour sa pièce. La première est tragique : l’héroïne est trahie par les siens, et sa mort devient le prix des calculs d’autrui. La seconde est heureuse, presque féerique, avec amour, rédemption et châtiment des méchants. La troisième se situe entre les deux. Aucune ne le satisfait durablement. L’avis décisif est celui de René, qui, en secret, recherche toutes les versions du texte et reconnaît la première, la plus sombre et la plus honnête, comme la meilleure. Cette conversation redonne confiance à Lavoine en son propre goût et lui procure un rare sentiment de justesse créative.
Il retourne ensuite en ville avec Renée. Là, de nouvelles épreuves l’attendent. La maison de Madame Boche est à moitié détruite par une infestation de rats, et Philippe éprouve une certaine culpabilité, lui ayant jadis volé du poison. Dans son ancienne chambre, il découvre un véritable désordre et les restes d’un canari dévoré par les rats. Frieda lui apprend que tout le monde le croyait mort et que la pièce a déjà été réécrite sans lui. Elle révèle également que Mélanie vit avec un nouvel admirateur, le joueur d’échecs éthiopien Alexander Negash, qui lui a permis de participer au tournoi.
Philippe se rend au théâtre et apprend que la pièce remaniée a été accueillie avec enthousiasme : critiques, public et suffragettes encensent la fin même que l’auteur juge fausse. Il confie sa véritable version à Jacques et renonce presque à l’écriture. Puis, après avoir bu de l’absinthe, il se dirige vers le tournoi, se glisse dans la chambre de Negache et Mélanie, se cache dans un placard et, aveuglé par la jalousie, verse du poison pour rats dans une bouteille de champagne. Mais les amants la descendent, et le poison contamine d’autres personnes. Lorsqu’un des ivrognes s’effondre et se met à cracher du sang, Philippe comprend qu’il a tué un innocent.
Après cela, il court vers la rivière, tiraillé entre la peur, la culpabilité et le désir de disparaître. En chemin, il tente de secourir un clochard ivre qui s’est fracassé le crâne, mais cet incident ne fait que renforcer l’idée que tout autour de lui finit dans le sang. Mélancolie, qui le hante depuis longtemps sous la forme d’une araignée, se révèle dans le dénouement comme sa véritable Melpomène, sa muse dramatique. Lavoine, ayant perdu Mélanie, Mélisa, son nom et sa pièce, part à sa rencontre, et c’est là que s’achève le récit.
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