« L’herbe est mûre » de Dmitry Darin, résumé
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Ce recueil de poésie, publié en 2008, est d’une grande profondeur. Le texte mêle avec fluidité des poèmes lyriques intimistes et de vastes poèmes historiques, transformant l’aspiration personnelle du héros lyrique à une Russie rurale en voie de disparition en une chronique de la souffrance nationale. Le recueil est divisé en cycles de poèmes et en grandes fresques dramatiques.
Paroles de confessions et de guerre
La partie lyrique du texte s’ouvre sur une réflexion sur le destin de sa terre natale. Le héros pleure son village délabré et misérable. Les cabanes délabrées, les églises abandonnées à flanc de colline et les champs en friche suscitent une douleur lancinante. La nature semble compatir à l’auteur. Les saules pleureurs, les érables jaunis et les bouleaux blancs deviennent les témoins silencieux des tragédies humaines. Le déclin automnal de la nature est intimement lié à la jeunesse perdue du héros. Il se souvient des années qui passent, de la froideur de sa bien-aimée et de la trahison de ses amis. Le sujet lyrique tente de noyer ses blessures d’âme dans la vodka, dans des tavernes enfumées. L’effervescence des tavernes, accompagnée par les sons de l’accordéon, ne lui offre qu’un bref répit.
Les poèmes de guerre changent radicalement de ton. Le héros évoque le souvenir des soldats anonymes mourant dans les tranchées de la Grande Guerre patriotique. Des vers amers sont chantés à propos des soldats des bataillons disciplinaires contraints de marcher à travers les champs de mines jusqu’à Berlin. L’auteur se souvient des défenseurs de Stalingrad gisant dans la neige sanglante de Mamaïev Kourgan. Le texte mentionne sans détour les camps staliniens, où les condamnés en vertu de l’article 58 ont décimé la taïga sibérienne. Les vers abordent également la douleur des conflits locaux récents. Les soldats reviennent vivants, mais leurs âmes sont pétrifiées par l’horreur qu’ils ont vécue. L’image des grues blanches imprègne ces poèmes, symbolisant un adieu aux soldats tombés au combat.
Le poème historique «Renonciation»
La seconde moitié du livre est composée de poèmes dramatiques. L’intrigue du poème « Abdication » s’articule autour de l’effondrement de la monarchie. Les événements débutent en pleine nuit, en 1918, à Iekaterinbourg. Les gardes de la maison Ipatiev discutent avec colère de la famille royale capturée. L’histoire se déplace ensuite à Petrograd, au printemps 1917. Les députés Rodzianko, Goutchkov et Choulguine, pris de panique, évoquent la révolte grandissante des soldats. La capitale sombre dans l’anarchie et la foule massacre sans pitié les officiers. Les hommes politiques décident de sauver le pays par l’abdication volontaire de Nicolas II.
À Pskov, le général Rouzski persuade fermement le tsar de sacrifier la couronne. Il lui rappelle la défaite face au Japon, la chute de Port-Arthur et l’influence néfaste de Raspoutine. Le tsar encaisse mal la trahison de son entourage. Se souvenant de Job dans la Bible, il refuse de remettre le pouvoir à une foule anonyme. Le monarque cède néanmoins pour sauver l’armée. Nicolas signe le manifeste au crayon, cédant le trône à son frère Mikhaïl. Le poème revient à la nuit de juillet 1918. Yakov Yourovski distribue calmement des revolvers aux Tchékistes de l’Oural. Les bourreaux descendent à la cave et exécutent froidement les Romanov.
Le poème historique «Perekop»
Le texte « Perekop » décrit le chaos sanglant de la guerre civile. À l’automne 1919, des prisonniers se réunissent au quartier général de Nestor Makhno. Il s’agit du commandant rouge Marchenko et du capitaine blanc Gvozdev. Ils débattent avec véhémence de l’avenir du pays en pleine désintégration. Marchenko défend avec acharnement le pouvoir du prolétariat. Gvozdev accuse les bolcheviks de trahir la patrie. Makhno les méprise tous deux. L’anarchiste accuse les officiers blancs de défendre l’oppression des propriétaires terriens et les rouges de semer la terreur. Cette nuit-là, les prisonniers parviennent à s’évader. Marchenko sectionne les cordes qui retiennent Gvozdev, mais ils se séparent en ennemis jurés.
Durant l’été 1920, Gvozdev, traumatisé par les bombardements, est hospitalisé dans un hôpital de l’Armée blanche. Il tombe éperdument amoureux d’une infirmière, Tatiana. Peu après, les bolcheviks s’emparent de la ville. Le commissaire Yakobson ordonne l’exécution des officiers et infirmières capturés, en leur enfonçant des clous dans les épaules à la place des épaulettes. À l’automne, les commandants rouges Mikhaïl Frounzé et Vassili Blücher préparent un assaut sur l’isthme de Crimée. Les bolcheviks envoient des détachements d’anarchistes traverser la baie glacée de Sivach. Après avoir percé les défenses, les forces rouges encerclent et exterminent leurs anciens alliés makhnovistes.
Les restes de l’Armée Blanche du général Wrangel quittent Simferopol. Les officiers embarquent sur le vapeur « Kherson ». Le lieutenant Rassadov se suicide d’une balle dans la tempe sur le quai, refusant l’exil. Gvozdev refuse de traverser à la nage. Il se jette dans l’eau glacée et regagne la rive où il retrouve Tatiana, qui a survécu. En hiver, la Tchéka annonce un recensement des anciens officiers tsaristes. Gvozdev, croyant à la clémence promise, se rend au point de rassemblement. Les Rouges trompent la population désarmée. Le commandant Marchenko reconnaît Gvozdev parmi les prisonniers, mais ordonne froidement l’exécution de son ancien sauveur.
Le poème historique « The Streltsy »
Les événements du poème « Les Streltsy » se déroulent au printemps et à l’été 1698. Mécontents de leur maigre service et de la domination étrangère, les Streltsy se rassemblent à Velikié Louki. Ils décident de marcher sur Moscou, de renverser Pierre le Grand et de restaurer le trône de la tsarevna Sophie. Sophie languit sous protection policière au couvent Novodievitchi. Le jeune tsar rend visite à sa sœur avant de partir à l’étranger. Pierre la menace sévèrement d’exécution pour toute tentative de trahison.
Les régiments Streltsy se révoltent ouvertement. Le conspirateur Maslov lit aux troupes une lettre falsifiée au nom de Sophia. Les rebelles exigent la destruction du quartier allemand et des boyards. Une panique terrible s’empare de Moscou. Les marchands des galeries marchandes abandonnent leurs boutiques, terrorisés. Les troupes gouvernementales, sous le commandement de Shein et Gordon, bloquent le passage des rebelles près du monastère de la Résurrection. L’artillerie du colonel Kragge pilonne les rangs serrés des Streltsy. Le rebelle mourant Tuma demande à son camarade de déchirer la lettre dangereuse de la princesse.
Pierre le Grand revient précipitamment de Vienne. Furieux de la lâcheté de l’enquête des boyards, il contraint l’élite à se raser la barbe et à porter des caftans moulants, rompant ainsi avec des coutumes russes séculaires. Lors d’un festin débridé, le monarque interroge un fou hystérique. Ce dernier, avec audace, traite le tsar d’Antéchrist et prend la défense des rebelles. Pierre ordonne que la tête du dément soit tranchée et exposée sur une pique. Dans les sombres cachots du Preobrazhensky Prikaz, d’horribles tortures sont infligées. Les bourreaux brisent les os des soldats streltsy survivants sur le chevalet. Le tsar tente en vain d’extorquer les noms des nobles traîtres.
Un jour de septembre, une monstrueuse exécution de masse a lieu à Lobnoïe Mesto. La place Rouge est remplie des épouses et des enfants en pleurs des Streltsy. Pierre le Grand prend lui-même la hache. Il oblige des boyards pâles à tenir les têtes des condamnés sur l’échafaud. La mort fauche des centaines de rebelles, leur sang imbibant l’estrade. La tsarevna Sophie est tonsurée de force et devient nonne. D’une main de fer, Pierre écrase la vieille Rus’ rebelle au nom de l’adhésion à l’Europe des Lumières.
Le récit de la bataille du Don
Le livre s’achève sur le récit saisissant de la bataille du Don. Le texte, concis et percutant, décrit le matin de la bataille de Koulikovo. Le brouillard se dissipe sur le Don. Les armées russes font face aux forces innombrables du tsar Mamaï. Le prince Dimitri Donskoï remet son armure et son étendard au boyard Brenk et se mêle courageusement aux simples soldats. Le moine Peresvet engage un combat à mort avec le géant tatar Cheloubey. Les deux guerriers s’affrontent à coups de lance et tombent morts.
Une bataille sanglante et brutale s’engage. La Horde presse sans relâche l’avant-garde. Les soldats russes tombent sous une pluie de flèches et les coups de yatagans. Mamaï célèbre déjà une victoire certaine. Cependant, dans un épais bosquet de chênes, le régiment d’embuscade du voïvode Bobrok est dissimulé. Au moment le plus critique, une cavalerie fraîche fond sur les flancs tatars. L’ennemi jette les armes et prend la fuite. Après la bataille, le prince Dimitri, blessé, est retrouvé sous un arbre abattu. La Rus’ se libère du joug étranger, mais l’auteur nous rappelle sans cesse la nécessité de toujours préserver l’unité intérieure de la nation.
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