Agésilas de Xénophon, résumé
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Le pamphlet «Agésilas» fut écrit par l’historien et général grec Xénophon après 360 av. J.-C. Cet ouvrage est un éloge dédié au roi spartiate Agésilas II, ami et protecteur de l’auteur. Sa principale caractéristique réside dans son caractère apologétique : Xénophon ne se contente pas de relater une biographie, mais brosse un portrait idéalisé du monarque, incarnant les plus hautes vertus du citoyen et du souverain spartiate.
Origine et accession au trône
Le récit s’ouvre sur une constatation concernant la difficulté de rendre pleinement hommage à un homme aussi illustre. La lignée d’Agésilas remonte à Héraclès lui-même, et cette généalogie est ininterrompue, ses ancêtres étant des rois issus de rois. Sparte, contrairement à d’autres cités où tyrannies, démocraties et oligarchies se succédaient, a préservé un pouvoir royal inébranlable.
Avant même son accession au trône, Agésilas laissa entrevoir sa future bravoure. Après la mort du roi Agis, un conflit de succession opposa Léotychidès, fils d’Agis, à Agésilas, fils d’Archidamos. La cité trancha en faveur d’Agésilas, le jugeant irréprochable de naissance et de vertu. Le choix des citoyens les plus dignes en sa faveur témoigna de sa supériorité avant même le début de son règne.
Campagne en Asie
À peine arrivé au pouvoir, Agésilas dut faire face à la menace d’une invasion perse. Le roi perse rassemblait une armée considérable, et le Spartiate se porta volontaire pour traverser l’Atlantique et traverser jusqu’en Asie afin de prévenir l’attaque. Il ne demanda que trente Spartiates, deux mille néodamodes (nouveaux citoyens) et six mille alliés. Son objectif était soit de conclure la paix, soit de porter la guerre en territoire barbare.
En Asie, le satrape Tissapherne jura à Agésilas d’accorder l’autonomie aux cités grecques si une trêve était conclue jusqu’au retour des envoyés du roi perse. Agésilas jura de respecter cette trêve. Cependant, Tissapherne rompit son serment et demanda des renforts. Le roi spartiate, informé de cela, continua d’honorer le traité, démontrant ainsi sa piété et révélant la trahison du Perse devant les dieux et les hommes.
Lorsque Tissapherne, ayant rassemblé son armée, ordonna aux Grecs de se retirer d’Asie, Agésilas releva le défi avec enthousiasme. Il déjoua les attentes du satrape : au lieu de marcher sur la Carie, où le terrain était impropre à la cavalerie, dont les Grecs étaient dépourvus, il se dirigea vers la Phrygie. Tissapherne transféra l’infanterie en Carie et la cavalerie dans la vallée du Méandre, mais Agésilas traversa rapidement les villes de Phrygie, s’emparant d’un riche butin.
L’organisation de la cavalerie et la bataille de Sardes
Conscient d’avoir besoin de cavalerie pour contrer celle de Pharnabaze, Agésilas eut recours à une ruse. Il obligea les habitants les plus riches des villes environnantes à fournir des cavaliers, dispensant ceux qui fournissaient un cheval, des armes et un mercenaire de servir personnellement. L’enthousiasme fut tel que les condamnés semblaient chercher des substituts à leur mort.
Au printemps, il organisa des manœuvres militaires de grande envergure à Éphèse, instituant des récompenses pour les meilleures unités. La ville se transforma en véritable atelier d’armement : les hippodromes se remplirent de cavalerie, les gymnases d’hoplites, et les artisans forgèrent sans relâche des armes. Pour remonter le moral des soldats, Agésilas ordonna de vendre des prisonniers barbares nus. À la vue de leurs corps pâles et efféminés, les Spartiates comprirent que les combattre n’était pas plus difficile que de combattre des femmes.
Tissapherne s’attendait à nouveau à une attaque sur la Carie, mais Agésilas marcha sur Sardes. Le quatrième jour de la campagne, la cavalerie perse fit son apparition. Le roi spartiate, sans attendre l’infanterie ennemie, attaqua. La phalange grecque et l’infanterie légère, appuyées par la cavalerie, mirent en déroute les Perses. L’ennemi s’enfuit et son camp fut pris. Suite à cette victoire, le roi perse fit exécuter Tissapherne et le remplaça par Tithraustès.
Retour en Grèce
Au sommet de sa puissance, à la tête non seulement des Grecs mais aussi de nombreux Asiatiques, Agésilas reçut l’ordre des éphores de retourner au secours de sa patrie. Il obéit aussitôt, renonçant à sa gloire et à ses richesses pour le bien de Sparte. Les Grecs d’Asie pleurèrent son départ comme celui d’un père.
Agésilas parcourut en moins d’un mois la distance qu’il avait fallu un an à Xerxès pour couvrir. En Thessalie, des tribus locales, alliées des Béotiens, tentèrent de le retarder. Usant d’une grande habileté tactique pour réorganiser sa cavalerie, il mit en déroute la célèbre cavalerie thessalienne avec ses propres troupes, qu’il avait lui-même constituées, et érigea un trophée au mont Nartakios.
Bataille de Coronaa
À la frontière de la Béotie, les Thébains, les Athéniens, les Argiens, les Corinthiens et les Locriens se rangèrent face aux Spartiates. Agésilas, à la tête d’une armée non moins nombreuse, livra bataille rangée dans la plaine de Coronée.
La bataille commença dans un silence profond. À l’approche des Spartiates, les Thébains chargèrent en poussant un cri. Les Argiens, face à eux, s’enfuirent vers le mont Hélicon. Sur l’autre flanc, les Thébains percèrent les lignes alliées d’Agésilas et atteignirent le convoi de bagages. Agésilas aurait pu les laisser passer pour attaquer par derrière, mais il choisit d’affronter l’ennemi de front. Un combat brutal s’ensuivit, bouclier contre bouclier. La bataille sanglante s’acheva par la percée de quelques Thébains vers les montagnes, mais la victoire resta spartiate.
Même blessé, Agésilas fit preuve de piété : apprenant que quatre-vingts ennemis s’étaient réfugiés dans le temple, il ordonna de les laisser tranquilles et les laissa partir. Le lendemain matin, il rassembla son armée, et les Thébains demandèrent une trêve pour enterrer les morts, reconnaissant ainsi leur défaite.
Guerre de Corinthe et campagnes ultérieures
De retour chez lui, Agésilas reprit sa campagne militaire. Il lança une offensive contre Argos et Corinthe, s’emparant des Longs Murs menant à Léchaeum. Plus tard, apprenant que les Corinthiens entreposaient du bétail au Pirée, il les trompa en leur faisant croire qu’il attaquait la ville, tandis qu’il s’emparait lui-même du Pirée, sans défense, et de toutes ses provisions.
En réponse à la demande des Achéens, il envahit l’Acarnanie, où il mit en déroute l’ennemi dans le terrain montagneux, prenant d’assaut les hauteurs. Il ramena ensuite les exilés à Phlius et lança deux campagnes en Béotie, dévastant les terres thébaines et franchissant fossés et palissades.
Après la défaite des Spartiates à Leuctres (à laquelle Agésilas ne participa pas), l’ennemi, allié aux Arcadiens et aux Éléens, envahit la Laconie. Agésilas, malgré l’absence de murailles à Sparte, parvint à défendre la ville, occupant des positions avantageuses et refusant de se laisser provoquer et d’entrer en rase campagne, où la supériorité numérique de l’ennemi lui aurait été fatale.
Service en Égypte
À un âge avancé, vers quatre-vingts ans, Agésilas se rendit en Égypte à la demande du roi Tachos, qui lui avait promis le commandement de toute l’armée lors de la guerre contre la Perse. Le Spartiate espérait punir les Perses pour leur dictature sur Messène. Cependant, Tachos le trompa et ne lui accorda pas l’autorité promise.
Lorsque la dissension éclata dans l’armée égyptienne et que celle-ci déserta, Tachos prit la fuite. Agésilas se trouva alors face à un choix entre deux prétendants au trône. Il soutint celui qui semblait le plus loyal aux Grecs (Nectanébus), vainquit son ennemi et consolida ainsi son pouvoir. Ayant reçu d’énormes fonds pour Sparte, il rentra précipitamment chez lui au cœur de l’hiver afin de préparer la cité pour la campagne d’été.
Les vertus d’Agésilas
Xénophon passe de la description des faits à l’analyse de l’âme du roi.
- Piété : Agésilas honorait tellement ses serments que même ses ennemis lui faisaient davantage confiance qu’à eux-mêmes. Spithridate et Cotys se rangèrent de son côté, convaincus de son honnêteté. Pharnabaze lui-même déclara ouvertement, lors des négociations, que si le roi le nommait commandant en chef, il combattrait Agésilas, sachant que le Spartiate ne romprait pas la trêve.
- Justice : Il ne s’est jamais approprié ce qui appartenait à autrui, mais a volontiers donné le sien. Ayant reçu l’héritage de son frère Agis, il en a donné la moitié à des parents pauvres du côté de sa mère.
- Tempérance : Le tsar abhorrait l’ivresse, qu’il considérait comme de la folie, et la gourmandise, comme de la paresse. Il servait des portions doubles lors des festins, ne gardant rien pour lui. Pour lui, le sommeil n’était qu’un moyen de se détendre, non un plaisir ; son lit était des plus simples. Il supportait la chaleur et le froid mieux que quiconque.
- Chasteté : Amoureux de Mégabatès, fils de Spithridate, il refusa d’embrasser le jeune homme lorsque celui-ci tenta de le saluer. Agésilas confessa que surmonter une telle tentation était plus important pour lui que de transformer tout ce qu’il voyait en or.
Sagesse et patriotisme
En matière militaire, Agésilas alliait la ruse face à ses ennemis à une honnêteté inflexible envers ses amis. Il savait se montrer imprévisible, n’hésitant pas à surgir de la nuit pour des marches éclair.
Son patriotisme était absolu. Il obéissait aux lois de sa patrie avec un tel zèle que nul n’osait songer à la désobéir. Contrairement à d’autres, il ne se réjouissait pas des victoires sur les Grecs. Apprenant les lourdes pertes ennemies à Corinthe, il se contenta de soupirer : «Malheur à la Grèce!», regrettant que ceux qui étaient tombés auraient pu vaincre tous les barbares d’Asie. Il refusait de prendre d’assaut les cités grecques, préférant les ramener à la raison par la douceur, convaincu que la destruction de ses compatriotes affaiblirait la Grèce face aux barbares.
Il méprisait le roi perse, rejetant son offre d’amitié personnelle et déclarant que l’amitié avec le monarque n’était possible que par l’intermédiaire de l’amitié avec Sparte et la Grèce.
Simplicité et grandeur
Agésilas était accessible à tous, ses portes toujours ouvertes. Dans sa vie quotidienne, il conservait la simplicité des Spartiates antiques. Les portes de sa maison étaient identiques à celles installées par son ancêtre Aristodème. Sa fille se déplaçait dans de simples chars, comme tout le monde. Il persuada sa sœur Cynisca d’élever des chevaux de char afin que sa victoire aux Jeux olympiques prouve qu’elle était le fruit de la richesse, et non de la force masculine.
Xénophon conclut que la réputation d’Agésilas est irréprochable. Redoutable pour ses ennemis, il se montrait doux envers ses amis. Il poursuivit des idéaux nobles tant que son corps le lui permit, et sa vieillesse se révéla plus puissante que la jeunesse des autres. Il mourut sur le chemin du retour d’Égypte, œuvrant pour sa cité jusqu’à son dernier souffle.
«Son corps fut ramené à Sparte, et ce roi reçut l’honneur éternel dans sa patrie.»
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